‹ Histoire de la TurquieChapitre 360 sur 360 · LIVRE TRENTE-HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTE-HUITIÈME

fond de la décadence actuelle, à un sultan succès» seur de Mahomet II.

Une lièvre éthique consumait rapidement ses forces, maladie de chagrin moral qu'aucun remède physique ne peut pallier. 11 avait interdit la porte de sa chambre à ses fils, à leur mère, à ses vizirs, de peur de s'attendrir dans de trop sinistres adieux. Kosrew, autorisé par son âge, osa seul forcer la consigne , il s'entretint en secret avec le sultan, et sortit sans espérance d'un lendemain pour le règne.

La gravité de cette heure suprême et l'urgence des périls connus réconcilia tout à coup dans leurs larmes le vieux Kosrew mécontent de l'ingratitude de ses deux fils adoplifs et les deux gendres favoris de Mahmoud, rivaux jusque-là l'un de l'autre. Leurs cœurs se brisèrent, et il n'en sortit que la douleur et la fidélité. L'âme tendre et poétique de Khalil surtout était ouverte aux explosions de la nature sous les ambitions de la faveur.

On redoutait un mouvement du vieux parti mal étouffé des janissaires à la nouvelle de la mort de leur exterminateur. Le sérasker , Saïd-Pacha , partit pour Constantinople afin de tenir les troupes sous les armes prêtes à l'événement. La sultane Validé et ses fils furent prévenus de Textrémité du vui. 26

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