TOURS
L'imprimerie dans ces derniers temps a pris dans cette ville un développement qui eût semblé fabuleux à Matthias Latteron, qui en 1517 y imprima le Missale Turonense.
MM. Mame occupent maintenant à Tours onze mécaniques à imprimer, et leurs ateliers d'assemblage et reliure sont considérables.
Chaque jour on fabrique dans leur établissement dix mille volumes de format in-1 2, destinés principalement à l'éducation de la jeunesse.
Le 20 novembre 1848 le congrès des imprimeurs de France s'y est réuni, an domicile de M. Lecesne, imprimeur à Tours, sous la présidence de M. A. Mame. Quatre-vingtdouze imprimeurs adhérèrent par écrit à celte réunion dans le but : 1° de réclamer contre le très-grand nombre de brevets délivrés par l'adniinislration ; 2^ de s'opposer à l'extension prise par l'Imprimerie Royale et à ses continuels envahissements; 3° de demander que dans chaque département les impressions afférentes à chaque localité ne fussent pas envahies par le monopole de quelques grandes imprimeries ; 4° de demander que dans les grandes villes l'examen du baccalauréat lût exigé, etc., etc.
BonnEÀUx.
L'imprimerie n'y fut introduite que tard, par Jean Guyari, en 1529. Panzer dit même qu'il ne connaît qu'on seul livre imprimé par lui*
En 1S80 parut la première édition des Essais de Montaigne f par 5. Millanges, imprimeur du roi , un fol. petit in-f° en deux parties (t). Au commencement de ce siècle, M. Pinard porta à un haut degré de perfection la typographie à Bordeaux. A la fois graveur, fondeur en caractères et imprimeur, il touIuI prouver, par son édition du Temple de Gnide de Montesquieu , que Bordeaux pouvait rivaliser en belles impressions de luxe avec Paris. Vers 1820, il crut pouvoir changer de théâtre et venir s'établir à Paris, où il transporta sa Tonderie de caractères et son imprimerie. Les livres qu'il imprima étaient bien exécutés; il mourut peu de temps après, regrettant d'avoir quitté Bordeaux (2).