‹ Histoire de la typographieChapitre 39 sur 40 · DESCRIPTION DE LA PRESSE MÉCANIQUE A CYLINDRES HORIZONTAUX · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DE LA PRESSE MÉCANIQUE A CYLINDRES HORIZONTAUX

En 1790 William Nicholson, éditeur du Journal Philosophique, conçut le premier le projet d'une presse mécanique qui par la rapidité de sa marche pût remplacer les opérations, toujours assez lentes, de la presse à bras. Il fit passer le papier entre deux cylindres, sur l'un desquels était fixée la forme des types. Un cylindre enduit d'encre roulait sur eux, tandis qu'un autre cylindre, garni de drap, pressait le papier de manière à lui faire recevoir l'imprSslon. Celte ingénieuse combinaison n'oljtint aucun succès pratique, et ne fit qu'ouvrir la voie à ceux qui plus tard atteignirent le but.

La première machine qui ait fonctionné avec succès fut inventée par MM. Kœnig, horloger de Saxe, et Bauer, son élève. N'ayant pu réussir à intéresser à leurs vues les imprimeurs du continent, ils vinrent à Londres, et soumirent leurs plans à M. T. Bensley , célèbre imprimeur, et à M. Taylor, éditeur de Times, qui leur fournirent libéralement les fonds. Après de grandes dépenses pour faire marcher par un moteur mécanique une presse ordinaire à main, ils renoncèrent h ce projet, et réussirent enfin, le 28 novembre I8I4, à employer un cylindre au

lieu d'une surface plane pour opérer la pression sur les caractères. Ce jour-là les éditeurs du Times annoncèrent à leurs lecteurs qu'ils lisaient pour la première fols un journal imprimé par une machine à vapeur. Cette date est a jamais mémorable dans les annales de la typographie.

Dans celte machine, là forme ou châssis contenant les types passe horizontalement, par un mouvementde va-et-vient, sons le cyUndre d'Impression sur lequel la feuille de papier est enroulée et retenue par des cordons. Dans l'origine l'encre, chassée par un piston de la boite cylindrique placée au sommet, tombait régulièrement sur deux rouleaux de fer, qui la communiquaient à une série d'autres rouleaux, dont les deux derniers, en cuhr, l'appliquaient surles caractères. Une importante amélioration fut le remplacement du cuir, dont les rouleaux étaient d'abord recouverts, par une composition de colle-forte et démêlasse, formant une substance élastique très-favorable à l'impression des caractères (IV La prise d'encre et sa distribution furent postérieurement améliorées.

Enfin M. Koenig réunit deux machines semblables, de manière à pouvoir imprimer un Journal des deux côtés à la fois. La feuiUe, conduite par les rubans, était portée d'an cylindre à l'autre, en parcourant le chemin dont la forme de • la lettre s couchée horizontalement c« donne l'idée. Pendant sa course sur les cylindres, la feuille recevait sous le premier cyUndre Vimpression d'un côté, et sous le second cyUndre, elle recevait l'impression sur le deuxième côté. Mais il faut avouer qu'en I8I4, lorsque M» Bensley me montra cette admirable et immense machine, encore fort compliquée, le second côlé de la feuille ( la retiraiion ) ne tombait pas exactement en registre.

Ce n'est qu'après de longues recherches que MM. Applegath et Covn>er sont parvenus à donner à leur presse mécanique un tel degré de perfection, que la feuille conduite par les cordons , après avoir reçu la première impression, passe du premier cylindre sur deux tambours en bois qui la retournent, et va s'appliquer sur le contour d'un second cylindre avec une telle précision qu'elle rencontre les types de la seconde forme juste au même point ou se trouvent imprimés du côté opposé les caractères de la première forme, après quoi elle vient se déposer sur une table placée entre les deux cylindres, où un enfant la reçoit et l'empile.

Dans la presse mécanique (2) dont nous donnons le desshiC pi. xxvii etxxviii,yi^. 0,rarbre de couche R mû par la vapeur communique le mouvement à toute la presse. Le pignon dont il est muni s'engrène avec la grande roue dentée T', et transmet ce mouvement à la roue parallèle A". Ces deux roues, au moyen de leur» axes, sur lesquels Us sont fixés, font tourner les cylindres E, F, à l'un desquels (le cyl. E) es. fixée une roue dentée B' qui communique le

(I) L'invention en est due à M. Cannai. Fo^, pins haut, année fsi9.

(a) La petite roue d'engrenage figurée en ligne ponctnée sert à communiquer le mouvement a la machine, au moyen d'une manivelle, lorsqu'elle est mue par main d'homme , et non par la vapeac

moayemeiit aax deax petits tambours D et E'.

Soos le bâtis A, qui est eo fonte et sert à soateDir tout le poids dejla presse, l'engrenage 0\ fixé sur l'arbre de couche , fait tourner, au moyen d'une roue d'angle, l'arbre vertical H' (Yoy. pi. xxYiii). Cet arbre est muni d'un pignon qui engrène successivement toutes les dents d'une crémaillère horizontale U {fig. 2), qui, passant alternativement à droite et à gauche, fait aller et revenir les tables D et D', où les caractères d'impression sont placés dans leurs châssis. Ces tables roulent sur les galets G et C et sur les deux grands galets destinés à supporter la pression des cylindres lors de l'impression.

après avoir donné un aperçu du mouvement général de la machine, nous indiquerons la route que suit la feuille de papier depuis le moment où elle quitte la table du margeur Jusqu'à celui on elle tonibe tout imprimée sur la table Z.

Le papier humide étant empilé sur la table S", le «margeur présente les feuiUes l'une après l'autre sur la table voisine S. A cet effet il pose la feuille sur deux larges sangles p p à un endroit déterqoiné, en ayant soin que la feuille touche de chaque côté contre de petites équerres en fer s servant de repère et se réglant à volonté au moyen de vis. Ces sangles sont au repos, mais susceptibles de recevoir un mouvement horizontal de va-et-vient qui sert à conduire le papier sous le rouleau O preneur de feuille* Pour imprimer ce mouvement aux sangles, elles sont fixées à une de leurs extrémité sur un rouleau r, auquel est adaptée une section de roue dentée/. La grande roue A" porte aussi sur le côté j une section de roue dentée qui , lorsque llnstant est venu, firappe, au moyen du lK>utoo h, sur l'extrémité du levier g , qui fait abaisser la section de roue /, laquelle en s'abaissant fait basculer le rouleau r. Les sangles en s'avançant conduisent le papier entre les cordons N. Dès que la section de la roue dentée a rempli sa fonction , un contre-poids b , retenu par la petite poulie d, ramène le rouleau r, dont le mouvement rétrograde est arrêté par la cour- ' roie c'. Les sangles restent alors immobiles jusqu'au moment où on y place une nouvelle feuille.

La feuille de papier est conduite par les sangles sur le petit rouleau O preneur de feuille , et entraînée par le mouvement de rotation au second cylindre O , où elle s'engage entre deux séries de cordons conducteurs qui, portant sur les parties du papier ( les marges) qui lors de l'impression restent en blanc sur les cylindres , la maintiennent durant tous son parcours.

Ainsi engagée entre les cordons, la feuille est entraînée par le cylindre E et passe sur la ligne de contact de ce cylindre et de la table D. Là elle rencontre le commencement de la forme des caractères toute encrée sur laquelle elle est pressée. Comme en même temps que le cylinâie opère sa révolution , la forme s'avance dans le même sens que lui , il en résulte que la feuille de papier, se trouvant en contact avec le caractère pendant toute la marche de la forme, ne le quitte que lorsque tout un côté est imprimé. Pour qu'elle le soit également de l'autre côté il faut nécessairement que le papier soit

retourné. C'est l'office des deux petits cylindres M, M'(i).

En quittant le cylindre E, la feuille de papier, toujours conduite par les cordons , vient s'appliquer sur ces deux cylindres M M', qui par leur mouvement alternatif la retournent et la déposent enfin sur le cylindre F, en laissant en dehors le côté blanc prêt à recevoir l'impression sur ce second côté.

Mais suivons le mouvement des deux cordons posés l'un sur l'autre, ainsi que l'indique la figure 2 de la planche xxvii , Us aideront à comprendre le tri\]et que parcourt la feuille de papier engagée entre eux.

Ces cordons sont plus ou moins nombreux, selon les divers formats que l'on veut imprimer. Il suffit dlndiqtier la marche d'un des cordons intérieurs et d'un des cordons extérieurs.

Cordon, intérieur. Il est marqué en ligne ponctuée et tourne autour du cylindre d'introduction 2. Ce cordon reste en contact avec la surface extérieure du cylindre à impression 3. Passant ensuite Intérieurement au-dessus du tambour n* 4 et extérieurement au-dessous du tambour n* 6, il entoure enfin la surface intérieure du dernier cylindre à impression 6. Puis revenant sur les petites poulies de tension 12, 13, 14, 15, 16 et 18, il se retrouve à son point de départ sur le rouleau n* 2.

Cordon extérieur. U est marqué en ligne pleine. Ce cordon vient passer sur la poulie n** I, qui le met en contact avec le rouleau d'introduction 2 pour entraîner la feuille, n" 17. A ce moment les deux séries de cordons coïncident, puis, s'avançant ensemble sous le cy« lindre à impression 3, sur le tambour 4 et sous le tambour 6, ils continuent leur course simultanée autour du cylindre 6 Jusqu'à ce qu'ils arrivent au rouleau 7. Là ils se séparent. A ce moment (I9) , la feuille, se trouvant abandonnée par eux, va tomber dans la boite 20 , où un enfant la reçoit Et le cordon extérieur, continuant sa marche du rouleau n<* 7 à celui n** 8, et glissant sur les rouleaux et les poulies n"« 9, 10 et II, il revient au n* i, d'où nous l'avons vu partir, et recommence à conduire une nouvelle feuille à imprimer.

Des qflindres imprimeurs. Ces cylindres sont fondus chacun avec deux croisillons. L'axe en fer de ces cylindres est prolongé d'un côté pour recevoir les deux grandes roues de commande A", r.

Ces deux cylindres sont en fonte et'parfaitement dressés ,- et , pour éviter le contact immédiat de la fonte sur les caractères , ils sont recouverts, dans les parties qui correspondent à l'impression, d'un drap fin, dit blancheU Pour tendre ces blanchets, on fait avancer ou reculer les deux lames en fer sur lesquelles l'étoffe est cousue, et dont l'une est fixée au moyen d'un mécanisme fort simple. Il se compose d'un levier en fer plat, m, fixé sur les axes des cylindres E et F, et qu'on fait avancer ou reculer en tournant l'écrou d'une vis n, adaptée d'une part au levier et de l'autre taraudée dans une équerre fixe.

(1) Les deax vis de rappel k x servent à régalarlicr le registre.

QQRPPPP sont les supports des poulies destinées ù tendre les cordons.

Prise d'encre. Le mécanisme pour fournir f encre et la distribuer sur ta forme est une des plus ingénieuses particularités de cette mécanique. Deux encriers sont placés à chaque extrémité de la machine, de manière que chacun d'eux fournit Tencre à la forme qui se trouve placée de son côté. Ces encriers sont renfermés dans une espèce d'auge ou de boite longue H , dans laquelle tourne le cylindre en fer G. Ce cylindre reçoit son mouvement, plus ou moins rapide, d'une poulie U à cône, ayant des gorges de^ divers diamètres, et qu'entraîne une corde à boyau T, qui, après a^oir passé sous les poulies V, va s'enrouler autour d'une autre poulie à cône, plu» grande, placée à l'extrémité de l'axe du cylindre à impression E CO* Dans son mouvement de^otation, le cylindre G enlève une couche d'encre dont l'épaisseur est déterminée par des vis, r, r, qui font avancer à volonté une lame de fer horizontale serrée plus ou moins par ces vis contre le cylindre G. C'est alors qu'un rouleau, qui s'élève et s'abaisse tour à tour, appelé rouleau preneur d'encre à cause de^sa destination, vient s'appuyer un instant sur le cylindre G pour lui enlever une portion de l'encre dont il est couvert, et retombe sur la table G, à la superficie de laquelle il l'étalé, tournant sur lui-même par l'impulsion rotative que cette table lui communique par son mouvement de va et vient.

Ce mouvement alternatif du rouleau preneur d'encre est produit par un excentrique fixé sur l'axe du cylindre de pression F, lequel fait osciller la bascule I. Celle-ci est maintenue par une patte à goujon boulonnée au bâtis Â. Cette bascule reçoit à,sa partie inférieure l'extrémité de la tringle horizontale K', qui relie son mouvement à l'axe V du rouleau preneur d'encre.

On voit en effet que ce rouleau est mis en mouvement par le levier L', engagé dans la chape formant le prolongement de la tringle horizontale K*. Celte combinaison permet an rouleau preneur d'encre de rester en contact avec le cylindre de l'encrier et avec la table C pendant IC'tfourt espace de temps nécessaire pour s'imprégner d'encre sur tout son contour et s'en débarrasser imméiUatement sur la table.

Cette table, qui s'est imprégnée d'encre an moyen du mouvement alternatif qui lui est communiqué par la oémaillère U, après avoir parcouru sa course la plus longue, revient sur elle-même, et met en action des rouleaux, distributeurs, dont les deux séries sont placés a quelque distance. Chaque série de rouleaux, au nombre de deux ou trois, rarement quatre, traverse directement ou obliquement la table C en un point K. Munis d'axes longs et minces, ils reposent dans des entailles verticales, où ils peuvent effectuer librement leurs révolutions. La première série de rouleaux est placée obliquement, en sorte que les axes de ces rouleaux en tournant dans ces entailles éprouvent par leur position l'effet d'un pas de vis.

Ces rouleaux sont disposés de manière à rendre la couche d'encre à la surface de la table aussi mince et aussi égale que possible, condition essentielle pour une distribution parfaite. La table,

(I) XX. ehape faisant monter et descendre les deux poulies vv destinées à tendre la corde de l'encrier.

ainsi encrée, passe, par l'effet de son mouvement horizontal, sous les rouleaux Umeheurs i, qui lui enlèvent sa couche d'encre uniforme et la transmettent immédiatement aux caractères D , . lesquels s'impriment dès lors sur la feuille de papier à mesure qu'elle passe entre le cylindre imprimant et les caractères.

Ces différents rouleaux sont composés, comme nous l'avons déjà dit , d'un mélange de colle forte et de mélasse, qui, lorsqu'il est bien fondu et mêlé dans les proportions voulues, est versé, tout chaud , dans un tube ou moule circulaire, au centre duquel est une tringle en fer traversant librement un mandrin en bois destiné à servir d'axe au rouleau, et autour duquel s'attache la composition. Ce moule doit être en métal, bien graissé intérieurement avec de l'huile, afin que la composition, quand elle est refroidie, puisse se détacher du moule facilement Quand ces rouleaux ont été fondus avec soin , leur adhérence au mandrin est fort tenace, et leur élasticité remarquable, qualité indispensable pour que la touche soit bonne.

DESCRIPTION DE Là PRESSE A CYLINDRE TER- TlGàL INTENTÉE PAR M. APPLE6ATH.

Dans cette ingénieuse machine les quatre pages du Journal le Times, contenant chacune cinq colonnes , sont placées dans quatre boites que l'on applique au cylindre central, qui est vertical, et dont le contour est recouvert en partie par ces pages. Elles sont fixées au moyen de boulons à ce cylindre, dont le diamètre est d'un mètre soixante-dix centimètres. La force de gravité, neutralisant la force centrifuge, maintient en place les caractères pendant la durée de la révolution du cylindre. Les caractères de chaque colonne de la page forment donc un polygone qui ne diffère que très-peu d'une parfaite circonférence, et cette légère différence est compensée comme il est dit ci-après. Autour da cylindre central sont placés huit cylindres verticaux, mettant chacun une feuille de papier en contact avec le cylindre central, qui les imprime toutes successivement en faisant sa révolution. Par cette disposition il n'y a aucune interruption dans la continuité du mouvement; l'impression des caractères est perpétuelle, excepté le faible intervalle de temps nécessaire pour une nouvelle application d'encre. On obtient donc avec une même quantité de caractères un résultat plus considérable en tirage que par la machine à mouvement horizontal, ^

Cette nouvelle presse imprime le Journal le Times à 10,080 exemplaires par heure, ou 168 feuilles par minute; ce nombre pourrait être porté à II ou 12,000 par heure. Chacun des huit cylindres d'impression reçoit 1500 feuilles par heure, soit une feuille en 2 secondes et Va ; le maniement du papier ne permet pas plus de promptitude.

( Voy. pi XXIX Dfs ,flg.2.)aa est le cylindre vertical formant le centre du système; U est monté sur l'arbre 6 6 , et mis en mouvement par la roue et le pignon o d

F F, etc., sont les huit cylindres d'impression

mus parla roue e. Leur vitesse est en rapport avec

celle du cylindre central qui porte les caractères.

Les colonnes de caractères sont fixées dans les

Jboites g 99 9' Entre les colonnes de caractères sont des filets ou règles, qal adhèrent aux extrémités supérieure et inférieure des boites par des écrous. Ces règles sont coniques et font Toffice d'une clef de voûte , afin de compenser la différence des angles que laissent vers le sommet ces colonnes juxtaposées.

Les cylindres d'impression sont placés à égale distance, excepté à une partie réservée pour le placement des formes sur le cylindre centraL

A chaque cylindre d'impression est Joint un appareil destiné à amener la feuille de papier. La position verticale des caractères exige que le papier se présente verticalement aussi pour s'imprimer.

Les feuilles de papier empilées sur la planche h ifi9. 3 élévaHon de V extrémité) sont poussées l'une après l'autre sur le rouleau preneur t.*

h est un petit rouleau cannelé s'élevant et s'abaissant au moyen d'un levier L

Au moment où le rouleau h s'abaisse, la feuille de papier est entraînée par le mouvement du rouleau t; elle descend ensuite verticalement au moyen de cordons s'enronlant autour des rou- . leaux m m et n n, qui la conduisent avec eux Jusqu'à ce que leur marche soit arrêtée par quatre longues barres de bois étroites recouvertes de feutre o o nommées arréteurSf dont une paire s'avance sur l'autre paire, qui est fixe. Le mouvement de ces arréteurs est effectué au moyen de la came p, qui agit sur les bras q q attachés au l)Atis ; alors les rouleaux mmtXnn s'écartent , ainsi que les rubans, et laissent la feuille dans sa position verticale retenue par les bàtls. Ces rouleaux mmttnn s'écartent au moyen de portées placées à l'extrémité de leviers agissant l'un sur l'autre par deux segments deïités indiqués sur le dessin. Ces dentures sont mises en mouvement par la came r, qui fait mouvoir le levier s, et, par la section d'engrenage, communique le mouvement aux extrémités des rouleaux mm, et, par la verge I, aux extrémités inférieures des rouleaux en nn. Au bas de cette verge t:^t un poids destiné à maintenir le rouleau de friction sur la came r.

Pour revenir à la feuille de papier, que nous avons laissée maintenue par les arréteun^ lorsque ceux-ci s'écartent, elle reste en suspens; saisie en haut par deux petites pinces on rouleaux suspensifs rapprochés Tun contre l'autre par une came. Ces rouleaux midntiennent la feuille verticalement en la pressant légèrement Jusqu'à ce 'que les arréteurs s'ouvrent et que trois paires de rouleaux verticaux, dont u u indique la première paire, soient mis en contact avec la feuille pour lui communiquer un mouvement latéral.

La vitesse communiquée à ces rouleaux par les roues d'angle et les pignons est la même que celle du cylindre sur lequel la feuille s'imprfane. Les rouleaux nu sont attenants à un châssis suspendu V V, et sont mis en mouvement par les pignons inférieurs et l'arbre te ti;, qui communique le mouvement à ce t)Atis v v. Les rouleaux de derrière sont mus de môme, mais Taxe est immobile.

Le mouvement est transmis au châssis suspendu V V par une came semblable à la came p, agissant surie levier et la poulie de friction xi

ce mouvement est transmis ensuite au châssis par les leviers y y. Aussitôt que les rouleaux sont en contact avec la feuille de papier, cette feuille est entraînée par leur mouvement rotatif et engagée entre deux séries de rubans horizontaux, qui la conduisent sur le cylindre F F (fig. éUva- /icm), où elle s'imprime, et suit la ligne pointée (fig. plan) dans la direction des flèches. Arrivée aux rouleaux 4 et b, la feuille dans sa course est maintenue à son sommet par une simple paire de nUMms engagés dans les poulies 6, où ils sont doucement pressés; et quand ils sont parvenus à la poulie extérieure 6 (fig. 3) ils sont fortement pressés ensemble par un ressort qui tes arrête , et la feuille de papier restée en suspens est prise par l'ouvrier qui la place dans la boite 7, dont on voit le commencement.

H indique le commencement de l'appareil, vu de face, pour la descente du papier; la figure 3 en donne la vue, prise à l'extrémité.

Pour compenser la différence qui existe entre la surface en ligne droite des colonnes de caractères et la circonférence du cercle, on colle des bandes de papier sur chaque cylindre dMmpres* sion aux endroits correspondant à chacune dee colonnes; ainsi la première bande est égale en grandeur à la surface d'une des colonnes ; la seconde bande, plus étroite, est collée au milieu de cette première l)ande ; d'autres bandes, de plus en plus étroites, sont successivement appliquées au milieu Jusqu'à ce que la surface du cylindre d'impression forme une série de segments de petits cercles en rapport avec la courbe voulue, afin d'obtenir ainsi une impression parfaitement régulière sur toute la largeur de la colonne.

L'encre est fournie à chaque forme de caractères par trois rouleaux encreurs, 8 8 8, placé entre chaque cylindre imprimeur. Ces roiâeaux prennent leur encre sur une table courbe fixée au cylindre central, avec laquelle le mouvement circulaire de ce cylindre les met en contact, puis ils la déposent sur la forme de caractères qui leur est opposée. L'encre est fournie à cette table par deux rouleaux vibrants, se trouvant alternativement en contact avec elle et avec le rouleau conducteur d'encre. Le rouleau conducteur forme un côté d'une boite à encre de laquelle, pendant la révolution faite au moyen des engrenages lO et II, s'échappe une certaine quantité d'encre. Ces 'rouleaux encreurs pressent lor la table à encre au moyen de ressorts à boudin, comme l'indique le dessin.

Un des avantages de la position verticale des caractères et du papier est que l'encre ne descend pas au fond des caractères conune dans uue position horizontale, ce qui rend l'impression plus nette.

Il ne faut pas s'étonner si dans le tirage du Times l'impression ne se fait pas toijjours exactement an milieu de la feuille de. papier : la vi tesse de la course des caractères .et du papier étant de l mètre 50 cent, par seconde, le retard d'un soixantième de seconde produit une différence de 35 millimètres (un pouce) sur la marge; et cependant l'exactitude de cette machine est telle , que moins de feuilles sont gâtées par elle que par toute autre.

Page 1