‹ Histoire de la vénérable mère Madeleine-Sophie BaratChapitre 170 sur 236 · BEAU DÉVOUEMENT D'UNE ENFANT · texte numérisé non relu

BEAU DÉVOUEMENT D'UNE ENFANT

Il était rare que la tenue d'un Conseil général ne fût pas le signal d'un nouvel épanouissement pour la Société. De nombreuses fondations furent la suite de celui de 1820.

D'abord, en Amérique, la colonie de Fleurissant, toujours petite, toujours pauvre, commençait cependant à recruter quelques novices, dont plusieurs étaient des femmes de grande espérance. Mmo Duchesne l'attribuait à l'intercession céleste de sa sainte nièce : « C'est depuis la mort d'Aloysia que les vocations se déclarent. Cette chère sœur prie pour nous. » Encouragée par ces progrès, Mme Barat permit enfin la fondation d'une nouvelle maison. Une dame charitable offrait de céder à la Société un vaste domaine appelé le Grand -Coteau, aux Opelousas, à deux cents lieues environ au-dessous de Saint- Louis. C'était un poste important dont l'occupation se rattachait, pour Mme Duchesne, à tout un plan de con-

Page 1