‹ Histoire de la vénérable mère Madeleine-Sophie BaratChapitre 175 sur 236 · IS · texte numérisé non relu

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se retrouvant avec la mère Grosier dans le jardin des Feuillants, paré de fleurs de mai, « et où, comme elle l'écrivait, elle marchait au milieu de fraises rouges à faire plaisir. » ABlaye, elle fut reçue dans une des maisons de Mmes Vincent avec une solennité qui lui était importune : « Je suis ici sur le grand ton, écrit-elle, ce qui m'ennuie. A peine étais- je arrivée, que le médecin est venu bien vite savoir comment je me trouvais, et si je n'avais pas besoin de lui. Je l'ai remercié aussitôt. Vous savez combien j'aime toutes les cérémonies1. »

De Blaye. un élégant bateau, la Marie-Thérèse , la porta à Bordeaux. Elle y était attendue par ses filles de la maison de Mmo de Lalanne. « Nous aurons donc notre mère, écrivait l'une d'elles, Mmc Cécile Camille, et avec elle vont nous arriver tous les biens. Je ne suis pas Salomon, mais elle est notre sajesse '. » Elle faisait allusion à son nom de Sophie. — 11 n'y eut pas jusqu'aux animaux euxmêmes qui ne lissent accueil à la servante de Dieu : c J'ai ici, écrivait- elle, un petit agneau qui ne me quitte pas; il fait autant de mouvements que moi. Pendant que nous sommes à l'église, il bêle à toucher les cœurs les plus durs. J'aurai bien du chagrin à le laisser3. »

La réunion de Mm0 Vincent avec le Sacré-Cœur fut enfin conclue. « C'est pour l'amour de Dieu, écrivait la mère Barat: car le penchant de la nature ne s'y trouve nullement au fond. Cependant ces dames sont meilleures que nous, et il règne chez elles une très grande ferveur. Je veux faire par - dessus tout la volonté de

1 A Mrae de Gramont. Blaye, fin de mai 1823.

2 Dilexi sapientiam..., vénérant autern mihi omnia bona pariter cnm illa. [Sap., vu, 11.) —Bordeaux, 4 mars 1824.

3 A II3" de Gramont. Bordeaux, 20 juin 1825.

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