CHAPITRE III
MENACES POLITIQUES EX FRANCE — FONDATION DE LA TRINITÉ A ROME M1™ BARAT SE VOUE, ELLE ET SA SOCIÉTÉ, A L'EXPIATION
Depuis quelques années, la marche de l'esprit public et des événements ne cessait de donner à la mère générale les plus légitimes préoccupations. « Les affaires noircissent en France, écrivait-elle dès 1825 à Mme Bigeu; vous voyez ce dont nous sommes menacées... » — « Que les temps deviennent mauvais! » écrivait-elle le 14 juin 1826 à la mère Geoffroy. Puis tout de suite elle ajoutait : « C'est donc bien le temps de la confiance et de l'abandon, car sans ce secours il y aurait de quoi s'abattre et s'affliger à l'excès. »
En effet, la révolution venait d'être déchaînée par le libéralisme. En 1825, Léon XII les avait dénoncés solidairement dans une encyclique fameuse, dirigée contre les sociétés secrètes , qui avait fait pousser à l'impiété les blasphèmes de l'énergumène sous le coup de l'exorcisme. Mais comme il arrive toujours, peuples et rois fermèrent l'oreille à cette courageuse parole. Ce n'était ni l'honnête mais faible gouvernement de la Restauration, ni même