QUATRIÈME PARTIE — CHAPITRE III
« Cette impression objective, qui avait toujours du rapport au suradorable Verbe incarné, était, continue toujours Claude Martin, comme une nuée qui s’interposerait entre le soleil et nos faibles yeux, et leur permettrait ainsi de fixer quelques instants l'astre du jour sans en être éblouis.
« Tel est le résumé, dit encore le glorieux fils de notre vénérée Mère, des plus hautes dispositions où cette grande âme ait été élevée et celle qui lui a été la plus fréquente dans son état foncier et permanent, le reste du temps qu'il a plu à la divine Majesté de la laisser sur la terre, savoir, l’espace de dix-huit ans entiers. Au temps qu'elle écrivait ceci, cette disposition l’attachait à Dieu principalement après les exercices du chœur et surtout après la sainte communion, mais elle lui devint si familière, qu’enfin elle lui était très fréquente, ainsi que nous le remarquerons en son lieu D'où il faut inférer combien ce reste de vie a été saint et admirable aux anges plus qu'aux hommes, puisqu'ils voyaient mieux qu'eux la beauté de son intérieur, encore que les hommes eussent assez de preuves de sa sainteté cachée par les vertus toutes chrétiennes et toutes évangéliques dont il a été parlé tant de fois dans cette histoire !. »
! Dom Claude Martin, liv. IVe, ch. vi, addition.