AUTRES FAVEURS OBTENUES ET CONSTATÉES EN
Juin 1867. M"° Robert Roussel, âgée de cinquante ans, résidant à la haute ville de Québec, est venue à notre parloir et a déclaré qu'elle attribuait entièrement à la Mère de l'Incarnation la guérison d'une attaque de paralysie, qui l'avait empêchée de marcher pendant quatre mois, ayant même dû garder entièrement le lit les quatre dernières semaines, Du moment qu'elle fit application de l’eau, elle se sentit soulagée, marcha presque aussitôt, ayant mis de côté toutes les frictions et les remèdes. C’est vers le milieu d'avril que sa santé s'est rétablie, Elle n’a pas eu de rechute depuis.
P. S, — En octobre elle est encore bien.
DN NOTES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES 423 sté im- 30 août 1868. M"° Samuel Hamelin, de Deschambault, iolence quatorze lieues de Québec, venue à notre parloir, a déclaré prouvé que son enfant, âgé de dix-neuf mois, avait été guéri L d'une pendant une neuvaine à la Mère de l'Incarnation, avec mbeau, . application de l’eau. Cet enfant souffrait beaucoup, depuis rs. Ses six mois, de larges taies qu'il avait sur les yeux et qu'aumesuré- cun remède n'avait pu guérir, ne dimie Saintmarche Au printemps de 1867, M"° Bélanger, de Saint-Thomas, obtenues vingt-deux lieues de Québec, qui souffrait extraordinai- Mère de rement depuis deux mois d’un mal d’yeux auquel les reu MmOonas- mèdes n'apportaient aucun soulagement, fut guérie après premiers quelques applications de l’eau du tombeau. M'° Taché, e dernier qui lui avait envoyé cette eau au moment où elle prenait et secré- le wagon pour Québec, nous disait ici au parloir : « Si M»: Bélanger est guérie, ce sera un grand miracle. » Or quelle ne fut pas la surprise de M'e Taché, de retour à 1867 Saint-Thomas le dimanche suivant, en voyant M"° Bélanger à la grand'messe!
ante ans, Mr: Bélanger avait sur les yeux une taie de la grandeur notre par- à peu près de l'ongle du petit doigt. S'étant mis une a Mère de goutte de l’eau miraculeuse dans les yeux le vendredi soir,
ilysie, qui elle en éprouva aussitôt du soulagement. Le lendemain
ois, ayant matin, la taie avait presque entièrement disparu; le dernières dimanche, la malade était parfaitement bien. Six mois l'eau, elle plus tard, ses yeux étaient encore dans un état parfait.
ant mis de Saint-Agapit, 1867. M"° Louis Olivier, regardée comme s le milieu tombée en état de consomption, et qui ne pouvait plus bas eu de sortir depuis huit mois, a recouvré la santé à la suite de
prières faites à la vénérable Mère de l'Incarnation, en prenant quelques gouttes de l'eau du tombeau.
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Pr X Re nero au ES L'ELHEL ME NA Pet
« Québec, 20 février 1867.
Aujourd'hui est venue au parloir M°° Isaac Fullerton de Québec, rue Saint-Jean, témoignant de sa guérison comme il suit.
Depuis sept semaines, elle était tout à fait percluse de la main droite, ne pouvant s’en servir en aucune manière, Cette main, qui était enflée, surtout aux articulations, ne pouvait ni se fermer ni s'ouvrir, et la douleur se répandait dans tout le bras et l'épaule. De plus, elle avait souffert tout l’hiver d’un mal d'oreilles parfois si violent, qu'elle ne savait que faire.
Ayant entendu parler de l'eau du tombeau de notre vénérable Mère, elle en fit demander par sa fille, qui fréquente notre externat. Elle se procura aussi la prière : C’est par le Cœur de mon Jésus..…., que l'on a traduite en anglais et imprimée, et elle commença une neuvaine. Dès la première application de l’eau elle s’aperçut que sa main s'assouplissait, et elle le fit remarquer à son mari. Vendredi 15 février, dernier jour de la neuvaine, sa main, son bras et son épaule étaient parfaitement guéris; aucune douleur ni raideur quelconques ne restaient.
Le mal d'oreilles malheureusement ne s'était pas ressenti de cette guérison, et, hier mardi 19 février, M"° Fullerton en souffrait cruellement. Il s'était même formé, depuis quelques jours, une tumeur à la partie supérieure de l'oreille droite. Dans l'après-midi, son mari lui dit : « Mais l’eau qui vous a guéri le bras vous guérira tout aussi bien les oreilles; pourquoi ne pas vous en servir? » En effet, M"° Fullerton n'avait pas eu l'idée d'appliquer cette eau ailleurs que sur sa main. Sa première pensée fut qu'elle n’en avait plus; mais, en trouvant encore quelque peu dans la fiole, elle s'en toucha l'oreille, Aussitôt elle éprouva, dans les deux oreilles et dans toute la tête, une chaleur si extraordinaire, qu’elle en fut comme
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s'était pas 19 février, s'était même à la parte idi, son mari vous guérira pas vous el as eu l'idée hain. Sa pres, en trouvant ucha l’oreille, et dans toute en fut comme
hors d'elle-même. Mais cette sensation ne dura qu'un instant, et toute douleur cessa. « Dieu soit loué ! s'écria-t-elle, je suis guérie! je ne sens plus de mal! » Son mari, s'étant approché pour lui examiner l'oreille, jeta à son tour un cri de surprise et d’admiration; la tumeur même avait disparu avec la douleur.
« Maintenant, ajouta M°"° Fullerton, je suis parfaitement guérie; je ne sens de mal ni aux bras, ni aux oreilles, ni à la tête, et je le dis avec reconnaissance : c’est la sainte Mère Marie de l’Incarnation qui m'a guérie. »
Mie Bilodeau, institutrice à la Rivière-Noire, paroisse de Saint-Agapit, nous fit, le 29 août 1867, la déclara suivante :
« Sur la fin de mai dernier, on amena à mon école Marie Côté, enfant de douze ans, me demandant de la disposer à la première communion et à la confirmation. L'enfant était conduite par sa tante et marchait péniblement; ses yeux paraissaient dans un triste état. On me dit qu'il y avait déjà cinq ans qu'elle était aveugle, par suite de la petite vérole, et que depuis ce temps elle avait souffert le martyre, surtout l'hiver, où l'inflammation augmentait.
« Ne pouvant me persuader que le mal fût aussi grand, je priai sa tante de la conduire à la chapelle et de tâcher de lui faire distinguer l'autel et le tabernacle, afin qu'elle pût mieux comprendre les explications qu'elle entendrait : car on me disait qu'elle n'avait jamais vu d'église, qu'elle n'était même jamais entrée dans aucune, ses parents demeurant à plus d'une heure et demie du chef-lieu de la paroisse et n'ayant pas de voiture.
« Marie fut conduite à la chapelle, mais on me la ramena en disant qu'elle n'avait rien aperçu, pas même la grande statue blanche de la sainte Vierge. J’examinai alors de
D Te came ee
Ds Eee
plus près les yeux de la petite malade. La peau au-dessus des yeux était livide et bleuâtre ; en d'autres endroits, aux paupières surtout, elle était rouge et enflammée. L’œil lui-même n'offrait aucune apparence de pupille, d'iris ou .de cornée; c'était un mélange de taches rouges, blanches et noires qui faisait horreur. Les deux yeux étaient dans le même état.
« On me dit que M. le docteur Morin, qui avait examiné les yeux de l'enfant dès le commencement, avait déclaré le mal incurable; que M. le curé de Gaspé en avait dit autant et exhorté les parents à la soumission à la volonté de Dieu. Deux Pères Trappistes, qui avaient passé par l'endroit l'été précédent, avaient également dit aux parents de se résigner, qu'un miracle seul pouvait rendre la vue à leur enfant.
«— Eh bien ! dis-je alors à la petite, je connais une sainte qui peut faire ce miracle. Si tu la pries avec ferveur, elle te fera certainement voir clair pour ta première communion. » Je lui donnai un peu de l’eau du tombeau de la vénérable Mère Marie de l’Incarnation, lui disant de s’en mettre chaque jour une goutte dans les yeux, et de dire trois Paler, trois Ave, trois Gloria Patri, et trois fois :
« — Bienheureuse Mère Marie de l’'Incarnation, obtenez ma guérison. »
« Les premiers jours de la neuvaine, les souffrances de l'enfant s'accrurent tellement, qu’elle ne savait que faire. Je lui dis de ne pas se décourager, que c'était un signe que la sainte Mère agissait sur elle et allait la guérir, de redoubler de prières à proportion de l'augmentation de ses douleurs, La petite malade, que je faisais asseoir à côté de moi pour les explications du catéchisme, répétait presque sans cesse ses prières et son invocation,
« Le troisième ou quatrième jour, comme il y avait une messe extraordinaire (la Rivière- Noire n’est qu'une mission, et d'ordinaire la messe ne s'y dit qu’une fois le
u-dessus oits, aux de. L'œil / d'iris ou blanches aient dans
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mois), la tante y conduisit la petite malade. L'enfant souffrait une douleur extrême : cependant elle répétait ses prières avec une nouvelle ardeur; elle demandait avec instance à la Mère de l'Incarnation de lui faire voir du moins la grande statue de la sainte Vierge.
« Tout à coup, vers la fin de la messe, quelque chose lui dit de lever les yeux. Elle les lève et aperçoit comme une forme blanche. Tout sentiment de douleur a disparu. Elle regarde, puis regarde encore. « Il me semble, dit-elle, « qu'on me débrouillait les yeux à mesure que je regardais « la statue... » C'est la sainte Vierge, se dit-elle. Et, toute transportée, elle se met à décrire à sa tante tout ce qu'elle aperçoit autour de la statue et sur l'autel, aussi étonnée que réjouie à la vue des objets qui se présentent à elle.
« L'enfant sort de l'église dans des sentiments de joie inexprimables. Elle est mise à l'épreuve de mille manières; mais il n’y a pas à en douter, le miracle est accompli! Elle vient seule à l’école, s'en retourne seule d'un pas aussi sûr que ses compagnes; elle les devance même.
« Au reste, le changement qui s'était opéré dans ses yeux disait assez le prodige. Ils étaient devenus parfaitement clairs et limpides, l’œil gauche seulement retenant à la cornée quelques traces de rougeur, mais qui n'’affectaient en rien la vision, et qui s’effacèrent d’elles-mêmes. Cette guérison avait lieu le 8 ou le 9 juin. »
Mi Bilodeau, qui nous faisait, le 23 août suivant, le rapport ci-dessus, fut chargée d’un billet de monsieur notre aumônier pour le docteur Morin, à qui elle devait conduire l'enfant. Le docteur Morin demeure à Saint-Nicolas, à quatre lieues de la Rivière-Noire. Ne pouvant avoir de voiture pendant le jour, à cause des travaux des champs, elle dut faire le voyage de nuit. Le médecin reconnut aussitôt l'enfant; mais il ne comprenait rien au changement qu’il remarquait en elle. Après l'avoir examinée, il déclare
qu'un miracle seul peut avoir produit ce qu'il voit. Le lendemain, il rendait le témoignage suivant :
« Saint-Nicolas, 5 septembre 1869.
« Je, soussigné, certifie et puis certifier par serment que j'ai examiné, il y a cinq ans, les yeux de Marie Côté, enfant d'Augustin Côté, ci-devant de Saint- Apollinaire, maintenant de la paroisse de Saint-Agapit. D'après les renseignements donnés par ses parents, j'ai constaté que la picote avait produit une opacité de la cornée des deux yeux, ou maladie qu’on appelle leucoma. J'ai déclaré le cas incurable et ai, en conséquence, refusé de prescrire aucun traitement. Je certifie que j'ai examiné la même pelite fille le 4 septembre 1867, et que je ne puis expliquer la guérison de ses yeux d'une manière naturelle.
« Cu. Mori, médecin. »
Mie Bilodeau conduisit aussi l'enfant chez M. A..., de Gaspé, à trois lieues de la Rivière-Noire. Sa surprise et son admiration ne furent pas moindres. Il avoua que bien des fois il avait demandé à Dieu de prendre cette pauvre petite, sentant que dans le triste état où elle était réduite elle ne pouvait qu'être à charge à elle-même et à sa famille.
Tous ces voyages que l'enfant dut faire après le coucher du soleil et de nuit ne l'ont nullement affectée; et l'on remarque que non seulement elle voit parfaitement, mais qu'elle aperçoit et distingue les objets de très loin.
Plus tard, Marie Côté et sa mère ont, à leur tour, rendu le même témoignage.
En mai 1867, M"° Aimable Savard, de Québec, qui depuis de longues années souffrait d'une double infirmité et se trouvait depuis trois mois réduite à un grand degré d'épuisement et de faiblesse, fut entièrement guérie et recouvra ses forces à la fin d’une neuvaine à notre véné-
serment rie Côté, ollinaire, après les nstaté que > des deux déclaré le e prescrire & la même puis expliturelle.
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M. A... de à surprise et ua que bien ette pauvre était réduite à sa famille.
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Québec, qui ble infirmité à grand degré ent guérie et à notre véné-
rable Mère de l'Incarnation, pendant laquelle elle avait fait usage de l'eau du tombeau.
Nous possédons plusieurs témoignages de parents et de connaissances de M"° Savard, constatant ses longues infirmités et son excellent état de santé actuel. M"° Savard était encore parfaitement bien en novembre 1868,
À Saint-Agapit, dans l'été de 1867, M. Dominique Béland, âgé d'environ vingt et un ans, qui n'avait pas quitté le lit depuis trois ans, et prenait si peu de nourriture qu'on était étonné qu'il pût vivre, éprouva un mieux si sensible dans une neuvaine à la Mère de l'Incarnation, avec usage de l’eau miraculeuse, qu'il vint à l’église. Peu après il était à l'ouvrage, faisant tous les travaux de la campagne, ce qu'il a continué de faire avec une persistance qui jette dans l'étonnement et l'admiration tous ceux qui l'avaient connu.
A Saint-Pierre, Rivière-du-Sud, treize lieues de Québec, M": Gaspard Blais souffrait depuis sept mois d’une hémorragie extraordinaire, et que les remèdes ne soulageaient en rien. Les deux derniers mois avaient été des plus pénibles, accompagnés de défaillances et de convulsions. La malade avait été administrée lorsque, le 24 août 1867, elle reçut de l’eau du tombeau de la sainte Mère. Dès la première application, elle sentit une réaction extraordinaire dans tout son organisme; l'hémorragie cessa, pour ne plus reparaître. M"° Blais, pour laquelle il y avait eu une consultation de médecins, et que l’on jugeait sans ressources, recouvra promptement les forces et l'embonpoint, vaquant à tous les soins du ménage.
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LE Lonrnparse
A Saint-Thomas (quelques lieues de la station de la Rivière- Noire), M. J.-B. Paradis, qui depuis quinze ans était sujet à une sorte d'apoplexie, perdant graduellement l'appétit et les forces, se trouvait réduit à l'extrémité, n'ayant pris aucune nourriture depuis sept jours. Pendant une première neuvaine à la Mère de l'Incarnation il se fit un si grand changement dans son état, qu'il recouva l'appétit, pouvant se lever et se rendre à lui-même tous les | services. À partir de la seconde neuvaine, faite il y a six Li semaines, il est parfaitement bien, n'éprouvant rien de ces attaques d'apoplexie dont il avait si longtemps souffert.
A Craig's Road, deux lieues de la station de la Rivière- Noire, Sarah Fréchette, enfant de deux ans, souffrait extraordinairement d'un doigt depuis quinze jours. Le doigt était noir, horrible à voir. C'était en septembre 1867. Pendant une neuvaine à la vénérable Mère, avec application de l’eau du tombeau, le mal disparut complètement,
Cette guérison ayant inspiré une grande confiance à tous ceux qui en furent témoins, M. Louis Fréchette, père de l'enfant, malade depuis de longues années d'une diarrhée qui lui occasionnait de fréquentes défaillances, se recommanda à la Mère de l’Incarnation, À partir de la neuvaine qu'il fit aussitôt après la guérison de sa petite fille , il fut lui-même complètement guéri,
M": Fréchette, grand'mère de l'enfant, sou’ epuis vingt et un ans d'un grand mal d'yeux; elle nanda sa guérison à la sainte Mère. Les deux premières neuvaines ne lui procurèrent que peu de soulagement ; mais elle » en pria qu'avec plus d'ardeur, et à la troisième neuvaine elle fut guérie.
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Pendant silsefit uva l’aptous les il y a six rien de souffert.
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NOTES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES at
Le 1° septembre 1867, M. Omer East, de la paroisse de Saint-Augustin, à cinq lieues de Québec, a déclaré à la grille du parloir des Ursulines qu'il souffrait depuis l'âge
de treize ans (il en a aujourd'hui vingt-quatre ) d'un rhu-
matisme inflammatoire, et qu'il en était attaqué violemment pour la quatrième fois lorsqu'il commença une neuvaine à la Mère Marie de l'Incarnation. Dès la première application de l'eau il fut soulagé et put dormir. À chaque application de l'eau, il éprouva un soulagement instantané. A partir de cette neuvaine, faite au commencement d'août dernier, il n'a ressenti aucune douleur, pas même en s'exposant aux températures les plus humides et les plus malsaines.
A la fin de novembre suivant, M. East se sentait si radicalement guéri, qu'il est parti pour les États-Unis afin d'y trouver de l'ouvrage, emportant avec lui l'image de la sainte Mère comme un talisman de bonheur, disait-il,
Sur la fin d'octobre 1867, M. Abel Lafrance, qui souffrait d'un panaris au pouce gauche, fut complètement guéri à la troisième application d'un petit linge trempé dans l’eau miraculeuse. À chaque application le malade éprouvait un grand soulagement.
M. Moisan, âgé de dix-sept ans, élève de troisième au petit séminaire de Québec, était atteint d'une surdité considérable depuis quatre mois, au point de ne pouvoir suivre en aucune manière les explications des professeurs. Un médecin, qui l'avait traité pendant trois semaines, lui avait procuré un peu de soulagement ; mais ce soulagement n'avait duré que trois jours. Ayant fait une neuvaine à la vénérable Mère Marie de l’Incarnation, avec application
de l'eau, il se trouva complètement guéri le neuvième jour. Ce témoignage a été rendu par le jeune homme luimême le 22.mai 1867, deux mois après la guérison, et il a été confirmé par M. le directeur de l'établissement. La guérison se maintenait encore au mois de mai 1873.
Témoignages touchant la guérison de M'° Marie Bérubé,
ne de Saint- Modeste, à trente-deux lieues de Québec. Cette
el jeune fille, âgée de dix-huit ans, était épileptique depuis {a environ quatre ans.
Premier témoignage.
« Notre-Dame-du-Partage, 2 juin 1867.
« À M. l'abbé G.-L. Lemoine, aumônier des Ursulines de Québec.
« Monsieur,
« Je viens de recevoir votre lettre du 28 mai, par laquelle vous me demandez des renseignements au sujet de la petite malade de Saint-Modeste... J'ai bien connu, pendant que j'étais curé de Saint-Modeste, la personne dont vous me parlez. Elle était sujette à de fréquentes attaques d’épilepsie, tombant même si souvent, que je l'ai vue des journées entières sans connaissance et dans un état d'insensibilité complète. L'été dernier, on vint me chercher pour l'administrer. Elle était dans l’état que je viens de décrire, éprouvant des attaques à chaque moment, et n'ayant aucune connaissance depuis plus de vingt-quatre heures.
« Je quittai Saint- Modeste au mois d'octobre... J’eus occasion de revoir la pauvre infirme, et elle me parut plus affectée que lors de ma dernière visite.
« Vers le printemps, ses parents vinrent me prier de
3érubé ‘ », Gette > depuis
Jrsulines
mai, par ; au sujet bn connu, personne réquentes t, que je et dans n vint me at que je moment, igt-quatre
e... J'eus barut plus
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me joindre à eux pour faire une neuvaine en l'honneur de la vénérée Mère Marie de l'Incarnation. Ils me parurent animés d'une grande confiance en la sainte religieuse... Je ne suis point retourné à Saint-Modeste depuis, et je ne saurais dire exactement ce qui en est de l'état de la malade. Ce que je sais, c’est que des personnes bien dignes de foi m'ont assuré qu'elle jouit d'une santé parfaite ainsi que d'un esprit lucide, et qu'elle travaille comme ses sœurs,
« JH. BEAULIEU, prêtre. » Deuxième témoignage.
« Saint - Modeste, 8 juin 1867.
« Monsieur,
« Les parents de Marie-Rosalie Bérubé me prient de vous informer de la guérison de leur enfant, opérée par le secours de la bienheureuse Mère de l’Incarnation.
« J'ai vu deux fois cette malade l'automne dernier, quelque temps après mon arrivée dans la paroisse, et elle m'a paru idiote. Ses parents m'ont dit qu'elle était malade depuis quatre ans, et qu'elle tombait fréquemment d'un mal qui ressemblait beaucoup à l'épilepsie. Toutes les personnes qui l'ont connue croient qu'elle était épileptique. Elle n’a jamais été sous les soins d’un médecin. »
Après avoir dit que dès le commencement de la première neuvaine à la Mère de l’Incarnation, faite à la fin de février 1867, la malade éprouva du mieux et recouvra assez d'intelligence pour se joindre à la seconde neuvaine qui fut faite le mois suivant, et où elle se trouva tout à fait délivrée de son mal, M. le curé de Saint - Modeste termine ainsi sa lettre :
« C'est une guérison bien extraordinaire, faite sans secours humain, dans un temps où l'on priait pour l'obtenir.
« F.-M. Fourier, prêtre, curé. »
Il. — 37
Plusieurs mois après sa guérison, la jeune fille éprouva quelques indispositions qui firent craindre le retour de son horrible mal. Mais ces indispositions n’eurent pas de suite. En décembre 1868, on nous écrivait qu’elle continuait à se bien porter, travaillant comme à l'ordinaire, se faisant seulement remarquer par une plus profonde piété. Nons avons vu des lettres de ses parents qui témoignent de la plus vive reconnaissance pour la grâce qu'ils ont reçue dans !a guérison de leur enfant, faisant des vœux pour la can nisation de leur bienfaitrice, la vénérable Mère Marie de l’Incarnation.
M. Honoré Duguay, de Saint-Roch de Québec, venu à notre parloir au mois de décembre 1868, a confirmé les détails suivants sur sa guérison, arrivée dans l'été de 1867.
Depuis quinze jours il souffrait violemment d'une maladie inflammatoire dont le médecin n'avait pu le soulager en rien. Il se trouvait extrêmement affaibli par la douleur et la perte du sommeil. Ayant pris trois gouttes de l’eau du tombeau , et s’unissant à la prière : C’est par le Cœur de mon Jésus, etc., que l’on récitait à côté de lui, il se trouva soudain délivré de ses atroces douleurs, « comme si on me les eût ôtées avec la main, » dit-il. Il n’en a rien
éprouvé depuis.
Aujourd'hui, 5 décembre 1868, est venue de Leeds, seize lieues de Québec, M"° James Mac-Cormic, remercier des prières faites pour son enfant, et donner les détails suivants sur sa guérison.
Michel Mac-Cormic était âgé de cinq ans et demi quand il tomba malade au commencement de l'été de 1868. Il y eut perte d’appétit et douleurs internes, surtout dans les entrailles. L'enfant dépérissait, continuant néanmoins
NATION
e éprouva retour de ent pas de 'elle conti- ‘ordinaire, 3 profonde arents qui ur la grâce ant, faisant faitrice, la
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Se ps i fut saisi de douleurs aiguës dans le poee i LAN RS à la hanche et au genou. Les Lao j M a: crispaient; le jarret surtout était Fa IR Jn remarquait à la hanche quelque a ait à un déplacement d'os, laissant Has ds HAS Il fallait un secours étranmue esser la jambe, qui, laissée à elle-même È prenait aussitôt sa position anormale, On ne tard ,
À on cette jambe se raccourcissait ie À A ttes Lt avait guéri les douleurs malade. Il avait dit dur Hu a M . ds a emède qu'il prescrivit en dernier Fee inefficace, ne dépensez pas un sou de plus
pa aissait craindre de dire à la mère toute 1 ve savoir : qu'il jugeait le mal incurable. « Jamais il or comme ceux-ci, » dit-il un jour en re Pate a non membres de la famille. désirs
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. pe par sa belle-mère, qui venait à Québec im FT eau lui fut envoyée, et elle la reçut un na à —. e th au lendemain pour s'en servir Ne de ncer la neuvaine avce plus de solennité. En Ê . ; emain, vers neuf heures, après qu'on eut mis se. hs un ordre convenable, la famille se réunit Ér u petit malade. On fit l'application de l'ea À aculeuse sur les nerfs crispés, et l’on récita en angl : a prière : C'est par le Cœur de mon doux Jésus pe “a
Quinze minutes peut-être après cet exercice, une LE
a mn et abs as rites is éeien artistes. à intel
de Mr° Mac-Cormic alla pour frictionner le genou de l'enfant, comme on avait la fréquente habitude de faire. Ne rencontrant pas la raideur accoutumée, elle croit se tromper de jambe et appelle M° Mac-Cormic. Celle-ci, à son tour, a peine à croire à ce qu'elle voit, et elle appelle sa sœur, qui venait de sortir. Quel ne fut pas l’étonnement de tous en voyant l'enfant se dresser lui-même sur son lit! On le met par terre, et il continue à se tenir debout ; il marche en s'appuyant aux meubles comme un enfant qui, marchant pour la première fois, ne sait pas encore tenir l'équilibre. La neuvaine finie, il marchait parfaitement, ayant les nerfs de cette jambe entièrement souples et flexibles. Il est maintenant revenu à son embonpoint, croissant tous les jours en vigueur et en force.
Témoignage de M. Joseph Verret, touchant sa maladie et sa guérison.
M. Joseph Verret a déclaré ce qui suit, le 14 janvier 1868 :
« Depuis six semaines je souffrais à la hanche d’une douleur qui se répandait dans toute la cuisse et jusqu’à l'extrémité du pied. Elle devenait parfois intolérable, Durant ces six semaines, je n'avais pas eu une heure de sommeil. Les remèdes me soulageaient quelque peu, mais l'affaiblissement moral qui en était la suite me faisait craindre d'en user. Mon estomac se refusait à toute nourriture solide; tous les essais de ce genre étaient suivis de vomissements.
« J'avais cru d’abord que mes douleurs étaient rhumatismales, et bien des frictions me furent faites, Le siège du mal était toujours à la hanche droite, mais il n'y avait à l'extérieur ni enflure ni rougeur.
« J'étais soigné par un médecin depuis quinze jours, sans éprouver un soulagement quelconque, lorsque, le
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1 de l’enfaire. Ne L se trom- -ci, à son appelle sa onnement je sur son ir debout ; un enfant pas encore t parfaiteent souples mbonpoint,
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ne heure de ue peu; mais e me faisait à toute nourent suivis de
aient rhumates. Le siège
is il n'y avait
quinze jours:
, lorsque, le
2 janvier au soir, je commençai une neuvaine à la vénérable Mère de l'Incarnation. Je mis de côté tous les moyens humains, ne voulant pas même prendre un calmant qu’on me donnait d'ordinaire le soir pour engourdir un peu mon mal.
« Je pris donc trois gouttes d’eau du tombeau de la Mère de l’Incarnation et fis la prière : C’est par le Cœur de mon Jésus, etc. J'éprouvai aussitôt du soulagement, et je dormis cette nuit même pendant plusieurs heures. Cependant je continuai de souffrir le jour suivant. Une chose néanmoins frappait tout le monde, c'est que, du moment que l'on priait la Mère de l’Incarnation, mes crises s'affaiblissaient. Le troisième jour de la neuvaine, toutes mes douleurs s'étaient graduellement affaiblies; et, le neuvième, j'allais terminer à l'église, par la sainte communion, les prières de la neuvaine, n'ayant plus aucun mal, et je n’en ai plus eu depuis. »
Mr: Verret, présente à la déclaration qui précède, dit que son mari était tellement affaibli par ses souffrances, la perte d'appétit et l'insomnie, que le moindre bruit, le plus léger choc lui occasionnaient des crises redoublées, qui faisaient de lui un véritable martyr.
M. Joseph Verret, boulanger à Saint- Ambroise de la Jeune-Lorette, à trois lieues de Québec, est âgé de trente ans.
« Je soussigné, prêtre, curé de Saint- Ambroise de la Jeune - Lorette, ayant visité deux fois ledit Joseph Verret pendant sa maladie, suis positif à certifier que le témoignage ci-dessus est en tout conforme à la vérité.
« François Boucuer, prêtre, curé. »
« Saint-Ambroise de la Jeune-Lorette, 9 février 1868. »
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Mr: François Auchu, de Saint-Roch de Québec, venue aujourd'hui 25 avril à notre parloir, nous dit qu'elle a été guérie pendant une neuvaine à la Mère Marie de l'Incarnation, avec application de l'eau du tombeau, d’un mal extraordinaire qu'elle éprouvait, depuis quatre ans, dans la tête et dans les oreilles. Plusieurs médecins lui avaient donné des soins, mais sans améliorer son état. Ayant entendu parler de l’eau miraculeuse, elle voulut y avoir recours. Dès le commencement de sa neuvaine à la vénérable Mère, elle éprouva un soulagement très sensible; puis l'amélioration fit de tels progrès, qu’à la fin de cette neuvaine toute douleur avait disparu. La guérison, qui dure depuis plusieurs semaines, lui semble si certaine, qu’elle ne pense pas à se précautionner contre le froid ou l'humidité. Auparavant, elle ne pouvait ni sortir ni s'occuper du soin de sa maison.
Guérison de Marguerite Foley, affectée de surdité depuis quatre ans et demi, 30 avril 1868.
Marguerite Foley était dans sa quatorzième année lorsqu'elle fut amenée à rotre externat en septembre 1867. On demandait instamment qu'elle fût préparée à sa première communion, sa surdité ayant mis jusque-là obstacle à son instruction. La jeune fille fut acceptée; mais plusieurs maîtresses ayant inutilement essayé de se faire entendre, même en la prenant dans une chambre à part, on fit dire à M"° Foley que nous ne voyions aucun moyen d’instruire sa fille, et que comme elle ne gagnait absolument rien à suivre les classes, il était inutile de l'y envoyer plus longtemps.
C'était la troisième fois qu’elle sortait d’une école pour la même cause. En dernier lieu elle était venue des sœurs de la Charité ici.
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Avant le carême dernier (1868), comme on allait commencer les instructions de la première communion, quelques élèves parlèrent de Marguerite Foley. On la fit venir, dans l'espérance que son état se serait amélioré ; mais il n’en était malheureusement rien, Comme elle avait appris un peu à lire avant sa surdité, elle avait quelque connaissance de la lettre du catéchisme, et c'était tout.
Cependant l’époque de la première communion approchait. Dans l'embarras où l’on se trouvait au sujet de cette enfant, une des maîtresses proposa une neuvaine à la vénérable Mère Marie de l’Incarnation. Il restait juste neuf jours avant la première communion, qui, par une heureuse coïncidence, avait lieu cette année le 30 avril, jour anniversaire de la mort de notre sainte Mère. On donna à l'enfant un peu de l’eau miraculeuse, lui faisant comprendre qu’elle s’en mît chaque jour une goutte dans les oreilles.
Toute la classe commença la neuvaine avec beaucoup de ferveur, ainsi que la petite infirme. On la recommanda, de plus, aux prières de la communauté et du pensionnat, Ce sera à coup sûr un miracle, dit-on de toutes parts, si la pauvre enfant vient à entendre,
Le vendredi 24 avril devait avoir lieu l'examen des premières communiantes. Avant de s’y rendre, l'enfant se jette à genoux devant une image de notre vénérable Mère que nous lui avions donnée, et prie avec ferveur. Sa pauvre mère était triste; elle pensait que, cette année encore, son enfant serait privée du bonheur de la sainte communion. Elle attendait son retour avec anxiété, quand elle entend monter l'escalier avec rapidité, puis voit sa fille tenant l’image de la Mère de l'Incarnation et la baisant avec transport. L'enfant lui dit qu’elle a entendu tout ce qu'a dit le prêtre à l'examen, et qu'elle espère particis per au divin banquet.
Le lendemain, grande agitation à l’externat; on entend
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