‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme] (volume 2)Chapitre 229 sur 258 · FREE · texte numérisé non relu

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sorte qu'il n’y avait guère de chance, humainement parlant. Et pourtant, la semaine d'avant la rentrée, on demandait place pour la cinquantième. »

Chatam (Haut-Canada), 13 avril 1868. « Nous avions fait une neuvaine en l'honneur de la Mère Marie de l'Incarnation, pour qu'elle nous obtint vingt-cinq pensionnaires pendant toute l'année : c'est six de plus que nous n'en avons jamais eu; nous avons été exaucées. »

Saluzzo (Italie), 17 avril 1868. « Lisant dans votre circulaire les effets de la protection de notre vénérée Mère Marie de l'Incarnation, je fis cette prière : « O vénérable « Mère, si vous m’envoyez une élève, je vous donnerai « une partie de sa pension pour les frais de votre béatifica- « tion. » Or, le lendemain, on nous présenta pour pensionnaire une enfant de dix ans. »

Vienne (Autriche), 14 avril 1868. « Comme les événements de notre malheureuse patrie diminuent de plus en plus le nombre de nos élèves, nous avons commencé une neuvaine à Marie de l’Incarnation ; et, dès le second jour, une dame accompagnée de quatre charmantes petites filles nous pria de les recevoir comme pensionnaires, et elle a été heureuse de trouver tant de places vides. »

La même supérieure nous écrivait, le 18 avril 1869 : « Notre chère Mère de l’Incarnation, à la suite d'une autre neuvaine, nous a envoyé plus de vingt pensionnaires et demi-pensionnaires à la fois. »

Ursulines d'Évreux (Eure), 5 mai 1869. « Une famille de Thiberville à laquelle vous avez envoyé, il y a quelques mois, le portrait de la vénérée Mère de l’Incarnation, croit lui devoir la santé et la vie d’une de ses enfants, que cinq médecins avaient condamnée, n'attendant plus que son dernier soupir. Mais ce qu'il y a de plus heureux, c’est que je lui avais demandé la conversion du père de cette jeune fille, qui depuis tren‘e ans ne s'était pas confessé. Or, gloire à Dieu et à notre vénérable Mère! ce cher

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Ces derniers faits ne peuvent être, pour la plupart, qualifiés de miracles, il est vrai; mais quand on fait attention à leur nombre, ainsi qu’à la coïncidence qu'ils ont eue en tant de lieux différents et en faveur de personnes qui priaient à l'insu les unes des autres, il n'est pas possible de les regarder comme l'effet du hasard. Un hasard pareil serait plus étonnant et plus merveilleux que l'intervention favorable d'une âme sainte auprès de Dieu,

A ces précieux témoignages déjà si nombreux on pourrait en ajouter une foule d'autres pieusement recueillis au monastère des Ursulines de Québec, depuis la publication du livre de M. l'abbé Richaudeau, en 1874. D'après les renseignements qui nous parviennent, c'est presque tous les jours que l'on a à enregistrer des grâces, des gutrisons, des faveurs nouvelles obtenues par la pieuse intercession de notre vénérable servante de Dieu. Aussi la dévotion privée des fidèles se tourne-t-ells chaque jour davantage vers celte glorieuse Mère avec une confiance que Dieu semble bénir de plus en plus.

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