TROISIÈME PARTIE — CHAPITRE VII
bâti de nouvelles chapelles dans cinq des principaux bourgs des Hurons, où nos Pères habitent toujours. Si, ces deux hivers prochains, les conversions continuent comme aux deux précédents, nous espérons que les chrétiens deviendront les plus forts, et qu’en peu de temps ils attireront à eux non seulement leurs concitoyens, mais encore le reste du pays et même toute la nation.»
Ces espérances ne devaient pas tarder à se réaliser, En moins de trois ans, toutes les peuplades huronnes, à peu d'exceptions près, avaient embrassé la foi de Jésus-Christ. Rien n'était plus consolant que la vue de tous ces fervents néophytes qui arrivaient tous les jours, par bandes nombreuses, à Québec et envahissaient tous les abords du couvent de nos Ursulines. La Mère Marie de Saint- Joseph, qui connaissait très bien leur langage, ne quittait pas un instant le parloir, où elle était entourée de tous ces nouveaux chrétiens avides de s'instruire et d'entendre parler de Dieu, de la prière, des récompenses du ciel. Que de traits admirables de leur piété naïve, de leur foi vive, de leur extrême délicatesse de conscience, racontés par notre vénérée Mère, nous voudrions pouvoir rapporter ici!
La jeune Église huronne sortait toute rayonnante de vertus et d'espérances des eaux du baptême. Ses glorieux Pères dans la foi avaient le droit d’être fiers de cette nouvelle épouse, qu'ils avaient acquise
1 Lettres historiques. Lettre XXXI, p. 389.
sorte qre prié ras