‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme] (volume 2)Chapitre 45 sur 258 · PES · texte numérisé non relu

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à Jésus-Christ au prix de tant de labeurs et de souffrances. Les chapelles s'y multipliaient ; les nouveaux fidèles accouraient en foule aux pieds de leurs missionnaires, qu'ils considéraient comme leurs pères et leurs meilleurs amis.

Les peuplades sauvages qui habitaient au delà des Hurons, les Abnakivois, les Attikamek, les Montagnez et bien d'autres, commençaient elles-mêmes à recevoir les infatigables messagers de la bonne nouvelle. Un d'entre eux écrivait à notre vénérée Mère, des montagnes qui sont au nord de Tadoussac, où il préchait l'Évangile : « Je ne puis rien vous mander de meilleur de ces quartiers au sujet de l’'amplification du royaume de Jésus-Christ. En un jour j'ai baptisé trente Betsamites et confessé soixante chrétiens. Je suis sur le point de faire six mariages en face de l’église; je pris avant-hier tous les diables des sorciers, leurs pierres, leurs tambours et semblables badineries, que j'ai fait bouillir pour leur faire voir combien c’est peu de chose, et afin que ce malin esprit ne paraisse plus dans le pays de ces pauvres gens. Remerciez le grand Maitre de ce qu'Il illumine toutes les nations du nord, car il y en a ici plus de dix sortes qui sont à douze journées de Tadoussac. Je ne sais si la fin du monde est proche, mais la foi s’étend beaucoup !. »

Cependant tous ces admirables progrès de la religion parmi les sauvages n'avaient fait qu'exciter de

1 Lettres historiques. Lettre XXXIII, p. 406.

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