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le saint-siège vicaire apostolique de la Nouvelle- France, avec le titre d’évêque in partibus de Pétrée, s’empressa de rendre au R, P.J. Lallemand le titre et les fonctions de supérieur des Ursulines. Ce fut le 16 juin 1659 que ce vénéré prélat fit son entrée solennelle dans la ville de Québec, qui devait devenir bientôt sa ville épiscopale. Écoutons encore la Mtre Marie de l’Incarnation.
« L'arrivée de Mf' de Laval, écrivait-elle à son fils en 1659, a été une agréable surprise de toutes é manières; car, outre l'avantage qui revient à tout le | pays d’avoir un supérieur ecclésiastique, c’est un bonheur d’avoir un homme dont les qualités personnelles sont si rares. Sans parler de sa naissance, qui est fort illustre, car il sort de la maison de Montmorency, c'est un homme d’un mérite et d’une vertu singulière. J’ai bien compris ce que vous avez voulu dire de son élection; mais que l’on dise ce que l’on voudra, ce ne sont pas les hommes qui l'ont choisi. Je vous dis avec vérité qu'il vit saintement et en apôtre. Il ne sait ce que c'est que respect humain. Je vous ai dit qu'on n’attendait pas d’évêque cette année ; aussi n'a-t-il rien trouvé de prêt pour le recevoir quand il est arrivé. Nous lui avons prêté
I1 succéda à sa mère dans la seigneurie de Laval, dont il prit le nom et le transmit à sa branche. Il mourut en 1267. » La maison de Montmorency-Laval, qui commence donc au xrne siècle, s'est divisée en plusieurs branches, dont une était celle de Montigny, à et l’ laquelle appartenait l'illustre évêque de Québec. Cette branche s'est éteinte en 1720 en la personne du marquis de Laval, capitaine de dragons, qui mourut sans enfants.