‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 119 sur 258 · DEUXIÈME PARTIE — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE — CHAPITRE IV

gravées au fond de son cœur comme un précieux et mystérieux souvenir. Elles y excitèrent, en outre, un plus ardent attrait pour la vie apostolique. Depuis les doux baisers de la très sainte Vierge, « je portais, dit-elle, dans mon âme un feu qui me consumait pour cela!, » Et ailleurs : « J'avais toujours eu, il est vrai, dès mon enfance, une grande inclination pour le salut des âmes. C'était même cet attrait pour l'apostolat qui m'avait déterminée à entrer dans l’ordre des Ursulines. Il n'avait cessé de se développer et d'augmenter en moi, à mesure que j'avançais dans la connaissance des choses intérieures. Mais, après avoir reçu les tendres caresses de Marie, dont je viens de parler, je me sentis tout embrasée d’un zèle ardent tout nouveau pour le salut des infidèles. J'aurais voulu voler partout pour aller les racheter, suivre les missionnaires dans leurs courses apostoliques, m'associer à leur ministère pour sauver tant de pauvres âmes abandonnées!. »

Ce furent là les premiers préludes de sa vocation au Canada. Tous les événements vont bientôt se dérouler, comme ils lui ont été prédits par cette vision prophétique. Mais avant de la suivre dans ces régions lointaines, où elle doit faire connaître et imer le nom de Jésus-Christ, il nous reste à la considérer dans son cher monastère de Tours. Elle soit y remplir auparavant une grande mission.

1 Dom Claude Martin, relalion, ch. vit, p. 235. 2 Id., addit mn au ch. vu, p. 233-234.

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