‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 121 sur 258 · DEUXIÈME PARTIE — CHAPITRE V · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE — CHAPITRE V

lui confiant les fonctions de sous -maïtresse, avec la mission spéciale de pourvoir à l'instruction religieuse des novices et des jeunes religieuses. Cette charge comportait, en outre, certaines explications à donner sur la sainte Écriture et la méthode d'oraison.

Les succès ne se firent pas attendre. Bientôt on vit accourir à ses leçons et à ses instructions la communauté presque tout entière. Les plus anciennes religieuses se seraient volontiers constituées ses disciples, tant elle les étonnait et les ravissait par sa science, son onction, sa vertu, nous dirions même son éloquence, si nous ne craignions d'employer ici un mot trop profane.

C'était dans l’oraison plus encore que dans l'étude qu’elle puisait ses inspirations. Souvent une considération de la vie de notre divin Sauveur, ou une parole de la sainte Écriture, l'impressionnait tellement, qu’elle ne pouvait être maïîtresse de son émotion.

Elle a raconté elle-même qu'un jour, en commentant l'Ave Maria, lorsqu'elle fut arrivée à ces paroles : Le fruit de vos entrailles est béni, ce mot fruit lui rappela tout à coup le passage du prophète Zacharie où Notre-Seigneur est comparé au froment des élus et au vin qui fait germer les vierges. Klle fut aussitôt obligée de s'arrêter, pour donner libre cours à ses larmes. Mais, reprenant un moment après son pieux commentaire, elle fit une touchante application à notre divin Sauveur de ce passage du prophète Zacharie, et de cet autre du Cantique des cantiques :

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