‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 130 sur 258 · ETAGE · texte numérisé non relu

ETAGE

mais mon esprit, qui était lié à celui de Jésus, ne pouvait y demeurer enfermé. L'esprit apostolique qui s'était emparé de mon cœur me portait dans les Indes, au Japon, en Amérique, en Orient, en O:cident, dans les parties septentrionales les plus inaccessibles, partout enfin où il y a des âmes à conquérir à Jésus-Christ. Je voyais les démons s'emparer de ces pauvres âmes, qu'ils ravissaient ainsi à l'empire de Jésus-Christ, qui les avait cependant rachetées de son sang précieux. À cette vue, j'entrais en jalousie, je n’en pouvais plus; je languissais, J'embrassais toutes ces pauvres âmes, je les serrais sur mon cœur, je les présentais au Père éternel, lui disant qu'il étui temps qu'il fit justice en faveur de mon Époux ; qu'il savait bien qu'il lui avait promis toutes les nations en héritage, que ce divin Fils avait satisfait par l’effusion de son sang pour tous les péchés des hommes. J'aioutais que bien qu'il fût mort ainsi pour le salut du monde, toutes les âmes qu'il avait créées ne lui appartenaient pas encore, bien loin de là, et que je lui demandais pour Jésus-Christ toutes celles que je lui présentais et que je portais dans mon cœur. J’ailais ainsi, poussée par cet ardent esprit catholique, dans les vastes étendues des Indes, du Japon, de la Chine. J'y accompagnais les ouvriers de l'Évangile, auxquels je me sentais étroitement unie, parce qu'ils se consumaient pour les intérêts de mon céleste et divin Époux, {1 me semblait que je n'étais avec eux qu’une même chose, et quoique corporellement je fusse

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