PREMIÈRE PARTIE — CHAPITRE II
nous révèlent quelque chose de sa beauté intérieure; et les uns et les autres renferment des enseignements précieux qui consolent le cœur et le remplissent de dévotion.
Notre vénérée Mère en a fait la douce expérience, « Les cérémonies de l'Église, dit-elle, ont beaucoup contribué à augmenter en moi la dévotion, Dès mon enfance, elles m'ont attirée puissamment. Je les trouvais si belles et si saintes, que je ne voyais rien à quoi je pusse les comparer. À mesure que je grandissais et avançais en âge, mon admiration et ma dévotion pour elles semblaient augmenter, Ma foi en recevait un accroissement considérable, et je me sentais liée d'une manière extraordinaire à Jésus- Christ. Mon cœur s'épanchait alors en actions de grâces de ce qu'il avait plu à Dieu de me faire naître de parents chrétiens et catholiques, et m'appeler à la vocation de fille de l'Église.
« Lorsque j'apercevais en tête des processions la croix et la bannière, mon esprit et mon cœur tressaillaient de joie. Me souvenant d'un capitaine qui habitait dans notre voisinage, et que je voyais suivi par ses soldats lorsqu'il les conduisait aux exercices militaires, je m'écriais intérieurement en voyant Notre-Seigneur attaché à la croix et suivi de sa banmière : Ah! c'est Celui-là qui est mon capitaine; voilà sa bannière, je veux la suivre. Et, tant que durait la procession, j'avais les yeux fixés sur le crucifix et ne cessais de répéter : Ah! c'est là mon capitaine, je veux le suivre. Je me souviens qu'un jour, pendant
une procession en l'honneur du très saint Sacrement, mon esprit et mon cœur furent tellement ravis à l’occasion de ce divin mystère, que je ne voyais plus rien et ne pouvais même plus me conduire. Je marchais au hasard, comme une personne ivre, et je ne sais ce qu'on pouvait penser de moi. Mais je sentis, étant en cet état, que Dieu se rendait de plus en pius le maître absolu de mon cœur, »
C'est ainsi que Dieu conduisait peu à peu et comme par degrés sa fidèle servante vers les pius hauts som-
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mets de la perfection. En la faisant passer d’abord
par les voies communes de la vie du mariage, il i ® l’établissait solidement dans l'humilité, la crainte \ , du péché, la fréquentation des sacresrents, l'exacti- À tude et la fidélité parfaite aux pratiques et obser- | vances de l'Église. Ce sont là, en effet, les vertus fondamentales et indispensables de toute perfection it . D chrétienne; car sans elles il n’est rien de durable et \ de vraiment divin dans les dons en apparence les lus éminents et les plus précieux. A \ p t plus préciet A i Claude Martin, liv. ler, ch. v. | lui plu ail À Ch:
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