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après elles jusqu’à la consommation des siècles ! ! »
Ces paroles mémorables furent comme le testament de ce saint archevêque à l'égard de ses saintes filles, mais il voulut encore leur donner une dernière marque d'affection en permettant à la révérende Mère supérieure de Tours de les accompagner avec une autre religieuse jusqu'à Amboise,
En quittant l’archevéché, elles se hâtèrent de regagner le monastère, où toute la communauté réunie les attendait pour recevoir leurs suprêmes adieux. Nous ne décrirons pas cette scène si attendrissante, Le monde ignore ce que le cœur des vierges consacrées au Seigneur renferme de tendresse, de douce, délicate et profonde affection. L'amour divin n'éteint pas la flamme du cœur; il l’épure et la rend plus forte, au contraire, en la rendant plus digne de Dieu.
On vit se renouveler en cette circonstance, au monastère de Tours, quelque chose de ce qui se passa autrefois sur les rivages de Milet, au moment du départ de saint Paul pour Jérusalem. (étaient les mêmes dispositions de part et d'autre, les mêmes sentiments d'affection et de reconnaissance. La Mère de l’Incarnation, en quittant ce cher monastère où elle avait passé huit ans, pouvait se rendre le même témoignage que le grand apôtre quand il quittait sa chère Église de Milet et d'Éphèse, Elle y laissait comme lui des âmes formées par
1 Dom Claude Martin, addition au ch. xvur, Ile partie, p. 381.
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