‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 215 sur 258 · RENE · texte numérisé non relu

RENE

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tembre 1641 à une supérieure de Tours, non de la barbarie de nos sauvages, car il n’y en a plus dans cette nouvelle Église, mais on y voit un esprit tout nouveau qui porte je ne sais quoi de divin. Nous avons des dévots et des dévotes sauvages comme vous en avez de polis en France : il y a cependant cette différence qu'ils ne sont pas si subtils, ni si raffinés que les vôtres, mais ils sont d’une candeur d'enfance qui fait voir que ce sont des âmes lavées et régénérées dans le sang de Jésus-Christ. Quand entends parler le bon Charles Montagnais, Michel et Toherimat, je ne quitterais pas la place pour entendre le premier prédicateur de l’Europe ! Il y a quelque temps Michel me disait: « Je ne vis plus pour « les bêtes, moi, comme je vivais autrefois, ni pour « des robes de castor. Je vis et je suis pour Dieu. « Quand je vais à la chasse, moi, je lui dis : Grand « capitaine Jésus, détermine de moi; encore que tu « arrêtes les bêtes et qu’elles ne paraissent pas devant « moi, j'espérerai toujours en toi! Si tu veux que je « meure de faim, j’en suis content. »

Dans cette même lettre, faisant allusion aux travaux de ses religieuses, la Mère de l’Incarnation ajoutait : « Que pensez-vous que mon cœur dise de tous ces progrès ? Pensez-vous qu'il ne chérisse pas les petits travaux du Canada ? Quand j'étudie les langues, et que je vois que cette étude est pénible à la nature, j'y trouve des douceurs si divines qu'elle

enlève mon esprit plus que ne font les plus sublimes lectures. »

NATION

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