‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 23 sur 258 · PREMIÈRE PARTIE — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE — CHAPITRE I

blessures, elle les congédiait doucement, non sans leur avoir fait quelque aumône.

Tous ceux qui étaient dans le besoin connaissaient le chemin de sa demeure. Ses libéralités, quoique forcément diminuées par la perte à peu près complète de sa fortune, n'étaient cependant pas moins généreuses!, Elle donnait à tous, avec le pain matériel, les consolations, les encouragements, les conseils de la plus tendre charité.

Mais, autant elle était douce et charitable envers le prochain, autant elle était sévère pour elle-même, Ce fut à cette époque qu'elle commença à renoncer à l'usage du linge ordinaire pour adopter celui des vêtements de serge.

Ses austérités augmentaient d'ailleurs tous les jours et devinrent bientôt vraiment effrayantes, comme nous le verrons dans la suite, Ce n’est pas elle assurément qui eût mérité les reproches adressés autrefois, par le grand apôtre saint Paul, à certaines veuves de son temps. Mais, quand on examine sa vie, on voit bien vite, au contraire, qu'il n’est pas une seule vertu recommandée par cet Apôtre aux veuves chrétiennes, qu'elle n'ait possédée au plus haut degré. Son fils n'était encore qu'un tout petit enfant, mais il s’est toujours souvenu des premières impressions qu'il commençait dès lors à recevoir de cette mère chérie.

1 Dom Claude Martin, ni aucun des historiens de la vénérable Mère de l'Incarnation, n'ont donné des détails et même les plus simples renseignements sur les circonstances qui accompagnèrent la perte presque entière de la fortune de Mme Martin.

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