‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 3 sur 258 · X APPROBATION · texte numérisé non relu

X APPROBATION

vons rendre est qu’elle était ornée de toutes les vertus dans un degré très éminent, surtout d'un don d'oraison si éclairée et d'une union à Dieu si parfaite, qu'elle conservait sa présence parmi les différentes occupations où sa vocation l'engageait et au milieu de l'embarras des affaires les plus difficiles et les plus distrayantes. Elle était tellement morte à elle-même, et Jésus-Christ la possédait si pleinement, que l'on peut assurément dire d'elle comme de l’Apôtre, qu'elle ne vivait pas, mais Jésus-Christ en elle, et qu'elle ne vivait et n'agissait que par Jésus- Christ.

« Dieu, l'ayant choisie pour donner commencement à l'établissement des Ursulines au Canada, lui avait donné la plénitude de l'esprit de son institut. C'était une parfaite supérieure, une excellente maîtresse des novices : elle était capable de tous les emplois de la religion. Sa vie, commune à l'extérieur, mais très régu] re et animée d'un intérieur tout divin, était une règle vivante à toute sa communauté. Son zèle pour le salut des âmes et surtout pour la conversion des sauvages était si grand et si étendu, qu'il semblait qu'elle les portait tous en son cœur, et nous ne doutons point qu'elle n'ait beaucoup contribué par ses prières à obtenir de Dieu

les bénédictions qu'il a répandues sur cette Église nais-

sante.

« C’est le témoignage que nous avons cru devoir rendre à la vertu et au mérite de cette grande servante de Dieu, et l'approbation que nous donnons volontiers, dans la créance que ceux qui liront cette Vie en tireront un grand fruit, comme nous savons que ceux qui ont eu le

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