‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 85 sur 258 · CHAPITRE I LE NOVICIAT · texte numérisé non relu

CHAPITRE I LE NOVICIAT

Ferveur de la nouvelle postulante et novice. — Nouveaux et terribles combats. — Efforts de son fils pour la faire sortir du couvent. — Le siège du monastère, — Départ de son fils pour le collège de Rennes. — Mort de son père. — Le calme revient,

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Dieu a permis qu'elle fût engagée dans un rude combat, afin de lui donner l’occasion de remporter une éclatante victoire.

(Sap., x, 12.)

Le monastère des Ursulines de Tours était fondé depuis un an à peine, lorsque notre vénérée Mère y fut admise, Les religieuses qui l’habitaient venaient du monastère de Saumur et appartenaient à la congrégation de Bordeaux, dont la Mère Françoise de Cazères avait été la fondatrice et était demeurée comme la supérieure et la directrice générale. C'est

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à elle, ainsi qu'au cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, l'illustre protecteur des Ursulines en France, que Mor Bertrand d'Eschaux, archevêque de Tours, s'était adressé pour obtenir une fondation d’Ursulines dans sa ville épiscopale.

Les commencements d’un monastère sont ordinairement un temps de ferveur et d'épreuves. On y pose les bases du nouvel édifice dans la pauvreté, l’obéissance et le sacrifice; car ce sont bien là, en effet, les seuls fondements solides d’un institut religieux. La nouvelle maison de Tours se montrait, dès ses débuts, fidèle à cette loi. Toutes les religieuses qui la composaient se faisaient remarquer par leur dévouement, et rivalisaient entre elles de zèle et d’ardeur dans la pratique de toutes les vertus religieuses.

Cependant, quelque grandes que fussent leurs austérités, notre nouvelle postulante eut à se dépouiller de plusieurs de ses instruments de pénitence, pour se mettre à l'unisson de la communauté. Elle fit ce sacrifice sans laisser échapper le moindre murmure, bien persuadée que l’obéissance et la parfaite régularité sont les vertus les plus chères et les plus agréables à Dieu, et le plus précieux trésor d’une maison religieuse,

Admise au noviciat peu de jours après son entrée dans le monastère, elle s’y trouva aussitôt en contact avec de jeunes novices qu'elle dépassait de beaucoup en âge, en expérience, en lumières intérieures et en vertus. Mais elle sut si bien s’abaisser au-dessous d'elles, qu’on la vit bientôt devenir « plus enfant

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