‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 96 sur 258 · DEUXIÈME PARTIE — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE — CHAPITRE II

P- trois personnes de la sainte Trinité se manifestèrent | de nouveau à elle, tandis que ces paroles rapportées si par saint Jean pénétraient jusqu’au fond de son être : * « Si quelqu'un m'aime, mon père l’aimera ; nous vien- Je drons à lui, et nous ferons notre demeure en lui. » abi- Elle se sentit en même temps saisie et comme pénée Je trée par l’adorable Trinité tout entière, et la signi- “él fication admirable de cette sorte « d'absorption » ne divine lui fut révélée par ces paroles intérieures : « La râce première fois que je me manifestai à toi, ce fut pour anis instruire ton âme de ce grand mystère; la seconde, rand afin que le Verbe prît ton âme pour son Épouse; Ls de mais, cette fois, le Père, le Fils et le Saint-Esprit se pad communiquent à toi pour posséder entièrement ton és cœur. » — « Aussitôt, nous dit-elle, je ressentis le d'er sublime effet de ces paroles, et de même que les spé- trois personnes divines me possédaient, de même je faire les possédais aussi par une ample participation de din tous les trésors de la magnificence divine. Le Père ame éternel était mon père, le Verbe suradorable, mon porter époux , et le Saint-Esprit disposait mon âme par ces divines opérations et lui communiquait toutes ces ve divines impressions. Je me sentais comme un pur "orai- néant en face de Dieu, et je ne pouvais que dire et . Les répéter intérieurement : O mon grand Dieu! à sursur les adorable abîime! je suis le néant et le rien. Et une lorsque voix me disait aussitôt : « Encore que tu sois le néant t, tous

et le rien, tu es néanmoins toute propre pour moi. » Et plus je m’abaissais et m’anéantissais devant Dieu, et plus aussi je me voyais agrandie, et mon âme

DS

recevait des caresses qui ne sauraient tomber sous les sens, ni être exprimées par des hommes mortels!. » Relevons encore, dans sa première relation, ces observations remarquables relativement à cette sublime contemplation : « La vue qui m'était donnée de mon néant ne diminuait pas l’amour; car, voyant que j'étais propre pour Dieu, qui est tout, je me sentais portée, tout abîmée que j'étais en lui, à le caresser doucement. » Elle se sentait de plus, en cette circonstance, tellement possédée de Dieu, que les actes qu’elle accomplissait lui semblaient moins être les siens propres, que ceux de son divin Époux lui-même. Au sortir de cette oraison, qui avait duré une demi-heure, elle se trouva, nous dit-elle, « appuyée sur sa chaise et semblable à une personne tout ivre qui ne peut comprendre les choses qui se présentent à ses sens. » Elle put néanmoins réciter les complies au chœur, mais ce fut au milieu des plus amoureuses délices et des chastes embrassements de son Bien- Aimé. Ce qui demeura toujours pour elle comme le sceau intérieur et ineffaçable de cette sublime contemplation, ce fut, nous dit-elle, que « j'étais le rien et le néant propre pour le Tout ». Cependant le moment était venu pour la fervente novice de recevoir l’habit religieux. Cette touchante cérémonie de vêture fut accomplie selon le rite prescrit par les constitutions de l'Ordre. Ce fut notre Mère elle-même qui demanda que l’on voulût bien lui donner le nom de Marie de l’Incarnation, à cause 1 Claude Martin, ch. nr, Ile partie, p. 194-195.

ous LOTon, ette inée yant sen- >sser ciractes e les ême.

, une puyée t ivre ntent comamoude son r elle cette e, que ut ».

rvente chante > presnotre t bien h cause

Page 1