‹ Histoire de la Vénérable mère Marie de l'Incarnation [microforme] (volume 2)Chapitre 13 sur 57 · TA · texte numérisé non relu

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pensée de pouvoir parvenir à enseigner nos chères néophytes, et néanmoins notre bon Maitre me donne de la facilité à le fairo en leur langue. Je vous avoue qu'il y a bien des épines à apprendre un langage si contraire au nôtre, et pourtant on &e rit de moi quand je dis qu'il y a de la difficulté ; car on me représente que si la peine était si grande, je n'y aurais pas tant de facilité. Mais, croyez-moi, le désir de parler fait beaucoup ; je voudrais faire sortir mon cœur par ma langue, pour dire à mes chères néophytes ce qu'il sent de l'amour de Dieu et de Jésus notre bon Maitre. ” Dès le jour de leur installation, les Ursulines avaient élu unanimement la Mère de l’Incarnation supérieure de la nouvelle communauté. Ce fardeau, déjà si accablant pour son humilité, s'appesantit encore sous le poids d’une terrible épreuve, qui assaillit les Ursulines dans les premières semaines de leur séjour à Québec.

Vers la fin d'août, la petite vérole se

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répandit parmi les tribus sauvages, Cette épidémie, souvent dlangereuse pour les Européens, est presque toujours mortelle pour les Indiens. Elle fit d'effrayants ravages dans la bourgade de Sillery.

Un grand nombre de malades furent confiés aux soins des Augustines ; mais ils y furent si affreusement décimés, que les survivants s'enfuirent avec horreur de l’hospice qu'ils ne désignèrent plus que sous le nom de /4 maison de mort ; et ils s'enfoncèrent dans les bols, !

La contagion éclata aussi parmi les élèves des Ursulines ; en quelques jours le couvent ne fut plus qu’un hôpital.

Les lits étendus sur le plancher étaient tellement pressés que les religieuses étaient obligées de passer par-dessus pour porter leurs soins à leurs petites malades. Quatre d’entre elles moururent. Les Ursulines s’attendaient à chaque instant de succomber à l’épidémie. Renfermées jour et nuit dans ces

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