‹ Histoire de la Vénérable mère Marie de l'Incarnation [microforme] (volume 2)Chapitre 24 sur 57 · NE · texte numérisé non relu

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ses amis 2pprenaient avec étonnement qu’il avait quitté les brillantes livrées du siècle pour l’austère costume des enfants de saint Bencit. Il choisit entre les diverses branches de ce grand ordre, la congrégation de Saint-Maur, célèbre au dix-septième siècle entre toutes les familles monastiques, et que devait bientôt illustrer à jamais le savant Mabillon. |

À la nouvelle de cette miraculeuse conversion, son heureuse mère ne put contenir dans son cœur les élans de sa joie, et épancha son bonheur dans une lettre admirable :

“ Mon très cher et bien-aimé fils,

‘“ L'amour et la vie de Jésus soient votre héritage. Votre lettre m'a apporté une consolation si grande qu’il me serait impossible de vous l’exprimer. J'ai été toute cette année en de grandes croix à votre occasion ; mais enfin Dieu m'a donné le calme dans la croyance que son amoureuse et paternelle bonté ne perdrait point celui que j'avais aban-

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donné pour son amour, Votre lettre m’y a confirmée en m’annonçant ce que j'avais espéré pour vous, et bien au-delà de toutes mes espérances, puisque sa bonté vous à placé dans un ordre si saint, et que j'honore et estime infiniment. J'avais souhaité cette grâce pour vous, mais parce qu'il faut que les vocations viennent de Dieu, je ne vous en dis rien, nè voulant pas mettre du mien en ce qui appartient à Dieu seul.

“ Vous avez été abandonné de votre mère et de vos parents ; mais, dites-moi, maintenant, cet abandon ne vous a-t-il pasété avantageux? Lorsque je vous quittai, vous n’aviez pas encore douze ans, je le fis avec des convulsions étranges qui n'étaient connues que de Dieu seul.

Mais il fallait obéir à sa divine volonté.

Il me promit d’avoir soin de vous, et alors mon cœur s’aflermit pour surmonter ce qui avait retardé mon entrée en religion pendant dix années entières ; encore fallait-il que la nécessité de le faire me füt signifiée par mon directeur, et par des voies que je ne puis confier à

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