E. Rameau, Z« France aux Colonies
trait les vertus de ce premier pasteur de l'Eglise du Canada, dont le génie apostolique eut tant d'influence sur les destinées de la Nouvelle-France.
‘“ C’est un autre saint Thomas de Villeneuve pour la charité et l'humilité.
Sans parler de sa naissance qui est fort illustre, car il est de la maison de Montmorency, c'est un homme d’un mérite et d’une vertu singulière. Il est infatigable au travail ; et c’est l’homme du monde le plus austé. : et le plus détaché des biens de la terre qu’on puisse voir.
Il ne se réserve pour sa nécessité que le pire. Il donne tout, et vit de privations ; l’on peut dire en toute vérité qu’il possède la plénitude de l'esprit de pauvreté.”
Il n'entre pas dans le cadre de cet ouvrage de retracer la vie de l'illustre prélat ; mais du moins nous est-il permis d'indiquer, en passant, sa plus grande œuvre et son plus beau titre de gloire, la fondation du Séminaire de Québec. Créé par Mgr de Laval en 1663, le Séminaire de Québec n’a cessé
d'être depuis lors une des pépinières les plus fécondes du sacerdoce canadien, et il tient aujourd'hui le premier rang parmi les plus belles institutions de notre pays