‹ Histoire de la Vénérable mère Marie de l'Incarnation [microforme] (volume 2)Chapitre 6 sur 57 · NN · texte numérisé non relu

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providentielle de leur salut. Le vaisseau effleura légèrement la glace et s’éloigna sans danger.

‘“ Quoique nous fussions traitées et

logées aussi bien qu’on peut l'être sur

mer et dans un très beau navire, accommodé de tout, il y a néanmoins tant à souffrir pour les personnes de notre sexe et de notre condition qu’il faut l'avoir éprouvé pour le croire. Pour moi, je pensai mourir de soif, parce que les eaux douces s'étaient gâtées dès la rade, et que mon estomac ne pouvait supporter les boissons fortes. Je passai presque tout le voyage sans dormir, et cette insomnie était accompagnée d’un mal de tête d’une violence extrême. Cependant je possédais une paix très grande dans l'union de mon souverain et unique bien, et je n’en faisais pas moins tous mes exercices, et tout ce qui était nécessaire pour le service du prochain. ”

La Mère de l’Incarnation rapporte encore deux incidents où l'équipage courut de graves dangers. En vue de la

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première terre, qu’elle ne nomme point, les pasagers voulurent descendre au rivage pour accomplir le vœu que le P.

Vimont avait fait au nom de tous. Dans leur empressement, ils se jetèrent en foule dans la chaloupe et faillirent la fa’ e chavirer et couler sous le vaisseau.

À l'entrée du golfe Saint-Laurent, le navire Ss’égara, pendant la brume, au milieu de récifs dangereux, où il erra longtemps sans pouvoir trouver aucune

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