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par l'ardeur du combat, leur parais.
saient comme des fantômes dont ils tremblaient "d'approcher.
Cependant Anahotaha blessé bondissait de toutes parts, assommant tous ceux qui s’avançaient jusqu'à la portée de son tomahawk.
—“ Rends-toi, si tu veux sauver ta vie, ” Jui cria un de ses neveux transfuge chez les Iroquois.
— J'ai juré ma parole aux Français, répond le héros chrétien, je meurs avec eux ; ” et il tombe frappé à mort.
— Mets-moi la tête sur les charbons, murmure-t-il à un de ses compagnons en se trainant vers le feu, l’'iroquois n'aura pas ma chevelure: ”
Cependant des monceaux de cadavres jonchaient tout l'extérieur du camp ; les Iroquois s'en serrirent pour escalader la palissade, et massacrèrent les derniers braves qui, sourds à toute proposition, voulaient mourir ls armes à la main. Un moment auparavant, un Français, par un sentiment de pitié
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malentendue, assomma à coups de hhche ceux de ses compagnons blessés qui respiraient encore, afin de leur épargner les tortures que leur réservaient leurs féroces vainqueurs. Quatre Français seulement et quatre Hurons tombèrent vivants entre leurs mains.
Les Iroquois furent terrifiés de leur victoire ;.en comparant le nombre de leurs morts et celui de leurs victimes, .
ils ne pouvaient en croire leurs yeux.
Comment un si petit nombre d'hommes, exténués de fatigues, mourants de soif, privés de nourriture, avaient-ils pu soutenir une lutte aussi longue et aussi.
acharnée sans prendre un instant de repos ? Cette résistance était pour eux un mystère.
Après avoir assouvi leur vengeance sur deux blessés français qui avaient conservé un souffle de vie, ils prirent le chemin de leurs villages, n'osant aller attaquer un pays peuplé de tels héros.
Lorsqu'on apprit les détails de cette sanglante tragédie par des captifs hurons,
qui avaient réussi à s'échapper, un long cri de deuil s’éleva dans toute la colonie.
Mais la nation canadienne était sauvée : ses défenseurs étaient tombés ensevelis dans leur triomphe.
Voilà les hommes que la religion avait formés ; voilà le peuple canadien, tel que l’avaient fait les missionnaires martyrs et l'éducation religieuse.
Cette société naissante, nous l’avons étudiée dans sa triple hiérarchie du prêtre, de la femme et du soldat-colon.
- Nous avons admiré l’organisation vigoureuse de cette race en qui nous avons vu circuler un sang virginal et une foi sans mélange. Nous nous sommes extasiés devant cette transformation merveilleuse qui s'était opérée sous l’action de l'Eglise.
Nous pourrions pousser plus loin cette étude, suivre la Nouvelle-France dans sa carrière, indiquer à grands traits l'accroissement de sa puissance
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matérielle, morale et intellectuelle, et montrer surtout le développement de ses superbes institutions, qui font aujourd'hui sa force et sa gloire. Mais cette courte esquisse suffit pour faire voir ce qu'était devenue cette société façonnée par la main de Dieu.
Après avoir médité l’histoire du peuple canadien, il est impossible de méconnaître les grandes vues providentielles qui ont présidé à sa formation ; il est impossible de ne pas entrevoir que, s’il ne trahit pas sa vocation, de grandes destinées lui sont réservées dans cette partie du monde.
La mission de la France américaine est la même, sur ce continent, que celle de la France européenne sur l’autre hémisphère. Pionnière de la vérité comme elle, longtemps elle a été l’unique apôtre de la vraie foi dans presque toute l'Amérique du Nord.
Depuis son origine, elle n’a cessé de poursuivre fidèlement cette mission ; et aujourd’hui elle envoie ses missionnaires