PS
Pendant bien des siècles, les enfants de l’extrême Occident.—de cette Atlantide qu’avaient rêvée jadis les Voyants du vieux monde—tournèrent en vain, dans l'attente, leurs regards vers l'Orient.
L'heure n’était pas encore venue.
L'Europe, prédestinée de Dieu pour aller porter le rameau de la croix au nouvel hémisphère, devait d’abord se rendre digne d’un si glorieux privilège, et mériter cette gloire en accomplissant quelque grande œuvre en faveur de la vérité. Ce jour arriva enfin.
Plusieurs fois, à la voix du chef de l'Eglise, toute la chrétienté s'était préci-
— pitée sur l'Asie pour écraser le Croissant
et reconquérir le sépulcre du Sauveur.
L’enthousiasme de la foi avait accompli des prodiges d’héroïsme et de dévouement. |
C'était le sacrifice exigé de Dieu.
L'Europe chrétienne avait pris la croix pour conquérir un tombeau, en récompense Dieu lui donna tout un monde. !