Chs. Sainte-Foi
respirer l'air natal. Ce fut alors qu'ils purent apprécier mieux que jamais quel précieux joyau le ciel avait placé sous leur garde. Ils ne pouvaient assez remercier Dieu des heureux fruits qu’une Sainte éducation avait développés dans son esprit et dans son cœur. | Dès qu'elle fut rétablie, elle exprima le désir de retourner à Tours, afin d'y embrasser la vie religieuse. Ses parents, qui l’idolâtraient, eurent beaucoup de peine à Ja laisser partir ; mais comme ils étaient profondément chrétiens, et qu'ils craignaient de s'oj voser à la volonté de Dieu, ils lui donnèrent enfin leur consentement. La violence qu'elle se fit en cette occasion fut extrême ; car elle était d’une grande sensibilité, et avait pour ses parents l'affection la plus tendre. Sa mère, de son côté, ne se sentant pas le courage de la reconduire, pria une de ses parentes de lui épargner ce sacrifice trop douloureux pour elle, en allant la remettre elle-même entre les mains de la supérieure des Ursulines.