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davantage le glaive qui déchirait son cœur. ‘ Vous n'avez guère de foi, lui dit-il d’un ton plein de sévérité, si vous ne croyez pas que cet accident soit arrivé par l’ordre de la Providence, ou si vous le croyez, vous n'avez guère de soumission à la volonté .de Dieu. Je vois bien maintenant que vos vertus sont toutes superficielles, et que j'avais raison de craindre qu’elles ne fussent que des ruses d’une nature hypocrite plutôt que de véritables vertus. On voit bien que la nature est encore tout entière en vous et que les passions sont toutes vives, puisque vous avez des attachements si violents pour une chétive créature.”
Durant toute cette terrible rérrimande, l’'humble mère demeura à :enoux, prosternée aux pieds de son directeur, sans proférer une seule parole. Convaincue de son indignité, elle ne répondit à ces sanglants reproches que par des soupirs.
Dom Raymond entendant un de ces gémissements : “Eh bien! continua:t-il,
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que vous disais-je; ce que je viens d’entendre ne confirme-t-il pas mes craintes ?
Il n’est que trop vrai, lanature corrompue est encore toute vive en vous ? Levezvous, sortez d'ici ; car la maison de Dieu n'est pas pour des âmes aussi imparfaites.”
À ces mots, elle se leva en silence, s'inclina profondément devant son directeur, et sortit du monastère
Restés seuls, après son départ, le père et la supérieure demeurèrent immobiles, stupéfaits d'admiration en présence de tant de vertu ; et l'attendrissement succédant à l'admiration, ils donnèrent un libre cours à leurs larmes, en rendant grâces à Dieu de les avoir faits témoins d'une si grande merveille.
Aussitôt, sans rien lui dire, ils expédièrent à leurs frais plusieurs hommes à la recherche de son fils. Ceux qu'elle avait envoyés elle-même n'avaient pu encore découvrir sa trace.
Par une singulière coïncidence, la fuite de cet enfant arriva pendant l’octave
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de l'Epiphanie, c'est-à-dire à l’époque même où l'Eglise rappelle le souvenir de la perte de Jésus dans le temple. Comme le divin Enfant, c'était aussi à l’âge de douze ans qu'il s'était échappé des mains deses parents. Ces traits de ressemblance offraient à la pauvre mère une grande consolation dans sa douieur. Elle unissait ses angoisses à celles qu'avait ressenties la Sainte Vierge après la perte de son divin Fils ; et elle espérait qu'à l'exemple de Marie, elle aussi recouvrerait son enfant au bout de trois jours. Effectivement trois jours plus tard, il fut ramené à Tours et remis à sa mère par un brave citoyen qui l'avait rencontré par hasard sur le pont de Blois. |
Il avoua alors que son dessein avait été de se rendre jusqu’à Paris, et d'aller frapper à la porte du correspondant que son oncle entretenait dans cette ville.
Le retour de cet enfant leva le dernier obstacle qui la retenaii dans le siècle. Dès ce moment, la voix intérieure,
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