‹ Histoire de la Vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 101 sur 106 · DEAN" LE · texte numérisé non relu

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“ nul ne connaît, sinon celui qui le reçoit.” Ces dernières paroles nous apprennent les délices incomparables de ce pain céleste, que nul ne goûte que celui qui le reçoit avec des dispositions de grâce, de pureté et d'amour. Car, qu'y a-t-il de plus délicieux que d’avoir en nous-mêmes pour gage de notre béati- ‘tude éternelle, l’auteur et l’objet de la béatitude même ? Celui, dit-il, qui mange ce pain, vivra éternellement.

Notre pain.

Ce pain est appelé nôtre, et il l’est en effet : car il est destiné, non pour les anges, non pour les infidèles, non pour les animaux sans raison, mais pour les chrétiens qui le mangent dans la grâce de Dieu et avec une pureté de conscience convenable.

De chaque jour.

Il est encore appelé notre pain quotidien ou de chaque jour : Premièrement, parce qu’il est offert tous les jours à l’autel en sacrifice de louange au Père éternel et pour l’expiation de nos péches. Socondement, parce que les fidèles doivent le recevoir chaque jour, ou au moins vivre avec tant de pureté et d’innocence, qu’ils soient en état de le recevoir autant de fois qu'ils le demandent à Dieu et qu’ils disent: Donnez-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour.

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