‹ Histoire de la Vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 64 sur 106 · ARE REA · texte numérisé non relu

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‘ Mais le ciel détourne toujours les orages lorsqu'ils sont prêts à fondre sur nos têtes ; c’est une chose admirable de voir les providences et les conduites de Dieu sur ce pays ; elles sont tout à fait au-dessus des conceptions humaines. Nous y sommes si bien accoutumés qu’un de nos domestiques, que je faisais travailler à nos fortifications, me dit avec une ferveur tout animée de confiance : ‘‘ Ne vous imaginez pas, ma mère, que Dieu permette que l’ennemi nous surprenne ; il enverra, par les prières de la sainte Vierge, quelque Huron qui nous donnera les avis nécessaires pour notre conservation. La sainte Vierge a coutume de nous faire cette faveur en toute occasion ; elle le fera encore à l'avenir. ” Ce discours me toucha fort, ajoute la Mère de l’Incarnation, et nous en vîmes l’effet dès le lendemain.”

Deux prisonniers hurons, échappés miraculeusement des mains des Iroquois, arrivèrent à Québec et apportèrent la nouvelle du dévouement et de la glorieuse mort de Daulac et de ses compagnons, de la retraite précipitée des Iroquois et de la délivrance de la colonie.

Nous avons raconté ailleurs* le sublime fait d’armes de cette poignée de héros canadiens, soutenus par le fameux chef chrétien Anahotaha etquelques Hurons fidèles de la bourgade de Québec, qui se dévouèrent à une mort certaine pour sauver la patrie en danger.

* Introduction.

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Nous avons dit leurs touchants adieux et le serment solennel qu’ils firent tous ensemble aux pieds des autels d'arrter le flot de l'invasion iroquoise ou de mourir les armes à la main; les dix jours de siège qu'ils soutinrent, à l'abri d’une faible palissade, dans le petit fort du Long-Saut. contre sept cents Iroquois ; la résistance désespérée, le dernier assaut soutenu dut tant d’acharnement ; enfin la chute des derniers combattants, ensevelis dans leur triomphe ; l’armée iroquoise, terrifiée de cette lutte surhu maine, comptant ses morts, et reprenant le chemin de son pays, convaincue de l'impossibilité d’anéantir un conte pro tégé par de tels défenseurs.

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