‹ Histoire de la Vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 66 sur 106 · PISE RENNES EE · texte numérisé non relu

PISE RENNES EE

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élan de prospérité.

des noms si connus et si aimés de ces braves soldats, dont la nombreuse postérité peuple maintenant les deux rives du Saint- Laurent, et dont le sang coule dans les veines de presque toutes les branches de la fanille canadienne. Que d’autres noms, bien connus, rappellent ceux des de Contrecæœur, de Varennes, de Verchères, de Saint-Ours, alliés aux familles de Beaujeu, de Gaspé, de Léry, de La Gorgendière, Taschereau, Duchesnay, de Lotbinière, etc., etc., les noms des de Lanaudière, de Lotbinière, Baby, qui tous deux servaient dans la compagnie commandée par M. de Saint-Ours; enfin les noms des de La Durantaie, de Beaumont, Berthier, et tant d’autres dont nous pourrions indiquer lu filiation avec une foule de familles canadiennes.

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L'organisation religieuse avait précédé de quelques années l’organisation civile. François de Montmoreney-Laval, connu sous le nom d’abbé de Montigny, avait été nommé évêque de Pétrée, et vicaire apostolique de la Nouvelle-France en 1658. Mais ce ne fut qu’en l’année 1670, que Québec fut érigé en évêché, et que Mgr de Laval en fut nommé le premier titulaire. Nous laisserons à la Mère de l’Incarnation le soin de peindre d’un trait les vertus de ce premier pasteur de l'Église du Canada, dont le génie apostolique eut tant d'influence sur les destinées de la Ncuvelle-France.

“C’est un autre saint Thomas de Villeneuve pour la charité et l’humilité. Sans parler de sa naissance, qui est fort illustre, car il est de la maison de Montmorency, c’est un homme d’un mérite et d’une vertu singulière. Il est infatigable au travail; et c’est l'homme du monde le plus austère et le plus détaché des biens de la terre qu’on puisse voir. Il ne se réserve pour sa nécessité que le pire. Il donne tout et vit de privations ; l’on peut dire en toute vérité qu’il possède la plénitude de l'esprit de pauvreté.”

Il n'entre pas dans le cadre de cet ouvrage de retracer la vie de l’illustre prélat; mais du moins nous estil permis d'indiquer, en passant, sa plus grande œuvre et son plus beau titre de gloire, la fondation du séminaire de Québec. Créé par Mgr de Laval en 1663, le séminaire de Québec n’a cessé d’être depuis lors une des pépinières les plus fécondes du sacerdoce canadien, et il tient aujourd’hui le premier rang parmi les plus belles institutions de notre pays.

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