‹ Histoire de la verrerie et de l'émaillerieChapitre 34 sur 58 · I.'ÉMAILLKRIE AU XVI^ SIECLE · texte numérisé non relu

I.'ÉMAILLKRIE AU XVI^ SIECLE

On peut rattacher également à l'école de cet artiste les émaux portant les monogrammes M.I. et MP; une plarpie du Louvre représentant un Combat de cavalerie et une autre appartenant à M. Spitzer, l'Adoration des bergers, signées ainsi, peuvent certainement être classées parmi les œuvres les plus précieuses de rémaillerie du xvie siècle.

l-'ig. 39. — Clément VII.

Email en grisaille colorée par Jean II Pcnicaud.

(Mu3ve du Louvre, D. 216.)

Jean III Pémcaud. — Il a existé un autre Jean Péiiicaiid sur les œuvres duquel on retrouve également le poinron de la famille, et que l'on croit avoir été fils de Jean H; bien que son existence soit attestée par plusieurs documents conservés dans les archives de la Haute-Yienne. on ignore absolument ce qui le concerne; mais ce que l'on sait, c'est que ce hit un véritable artiste et un des émailleurs les plus remarquables de son temps. « Les yeux sont fi'appés, dit M. de Laborde, et aussi charmés par les effets vigoureux et harmonieux qu'il sait trouver pour faire poindre ses compositions au milieu du noir, comme une apparition qui perce la nuit et dont l'éclat va grandissant. Ses blancs crémeux, ses rehauts d"or touchés sobrement et à propos , l'ensemble distingué et séduisant de ses émaux, sont des signes caractéristiques

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que cniilii-nic tniijdiirs lu poincdii de l.i riiinilli' IViiji|H'' siii' toutes ses plaques. Sou talent ne la pas mis plus qu'un autre à l'abri de la presse industrielle et de la nécessité d^ippliquer son lird/ile pinceau aux ustensiles de la vie privée. Nous avons de ses plats, de ses assiettes, de ses aiguières, coupes, salières et chandeliers, mais partout, même dans ses iruvri's les iilus rajiides et les plus fugitives, on voit que riininnie do talent a doniiiu'' riiidusti'icl '. "

(Test un des lares éniailleurs de LinioLics (pii ;iit un talent original, et ijuand il copie les niaitres. il le lait avec assez de libertc' poiii' conserver à ses ai-uvres un caractère particulier d'élégance (]ui les font toujours leconnaitre; ses draperies sont extr(''incmeiit légères, collantes, à plis nombreux, et, suivant la définition de M. Darcel, <> comme fouettées i)ar le vent avec une tendance à s'effilocher en haillons par suite de l'imiiortance que les noirs des fonds y acquièrent dans les oud)res. » Le Louvre [tossède de cet artiste plusieurs émaux des plus remarquables, entre autres une superbe plaque rectangulaire représentant la Vierge et reniant Jésus (D. 2'2'2), une buirc deux coujies, etc. Les collections particulières surtout sont liches en œuvres de Jean III. Parmi ces dernières nous citerons principalement un beau plat- ou bassin d'aiguière sur lequel l'artiste a peint d'après la composition de Raphaël, mais toujours avec sa liberté d'intei'prétation, les Nncc! dr P^yclic: nous donnons ( tig. 100) le revers de ce plat, dont le bord est d(''con'' de ipiatre méilailloiis à sujets de ligures en oi' leprésentaut des scènes til'ées de la fable de LsvcIk', et (pii doivent (''Ire de la C(nnposition de l'(''nicaud, ainsi du icsle (pie toide la pallie décorative du liassin. (pii ne ressemble en rien à celles (pie

' Notice dc!t cinaux du l.nnvrc. |i. l'i'i.

- Ce hc-.\\\ ]il;il, a|i|i:(rl'iiaiil à M. Ir liacnii Scilliri v. a liL'Ul'i; à l'cxiiosilinii lu mrMal. rn tSSd.

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