A M. David Hume. TVooUon^ le 10 juillet
« Je suis malade» Monsieur « et peu en état, etc. Explication annoncée dans la précédente lettre. Les détails donnés dans celle-ci doivent la faire mettre au nombre des écrits considérés comme un complément aux Confessions. — Le récit intéressant qu'il y fait , doit être lu avec attention comme pièce essentielle au procès. Il parle de M. Hume en s'adressant à lui , comme 3'il était question d'une tierce personne. — C'est dans cette lettre que se trouve la scène que nous rapportons p. 1 1 9 et 1 20 , et que David a dénaturée. Elle vint à la suite d'une mançeuvre de lettres qui prouve la curiosité de l'historien anglais. Honteux de ses soupçons Rousseau se jette dans les bras de Hume, l'inonde de larmes en s'écriant : non , non^ David nest pas un traître. Il faut lire dans la lettre même le tableau de l'embarras , de la sécheresse et dé la froideur de Hume , qui dit as^oir mêlé ses larmes à celles de Rousseau. Il faut, non pas comme correctif, mais pour bien connaître la vérité, )ire les lettres de madamç de Boufïïcrs , que nous rapport tons dans ce volume, p. i3i,
699. A M. DU Peyrou. Le jg juillet. (1766), <K JWais le pressentiment , etc.
Conseils pour se guérir de la goutte. — Les plaintes, qu'on lui fait des propos indiscrets de Thérèse le surprennent. Mais les femmes sont faites pour cailleter, et fes honimes, pour en rire. Malgré cette réflexion il écoutait les propos de cette femme et il en était ms^lheureui^.
458 BISTOIHK DB 1.-U RQtTSSEAlT,
— - Il Texhorte à ne pas s'affecter des libelles qae VoUaire publie contre lui«** Expressions de reconnaissance pour milord Maréchal.
700. A Milord Marcghal. Le ^o juillet 1766. « La deroière lettre, Milord , qae, cte.
Il lui annonce sa rupture avec Hume, ami de lord Keith. Il cesse tout commerce de lettres et se livre à la botanique dont il est passionné. — H écrit sa vie réelle , celle de son âme; l'histoire de ses sentiments les plus secrets. Il se sent une âme qui peut se montrer: il dira tout.
^o I . A M. Daveuport. Juillet 1 766.
« Je SUIS bien senBÎble , Monnenr, i ratteulion } etc.
Déclaration sur M. Hume dont il ne v«ut plus s'occuper.^ Il attend M. Dauenport avec empressement. .
70a. A M. Gur. TVootton^ le 2 aoOt 1766.
<c Je me serais bien passé , Monsieur, etc.
M. Gi^ l'avait informé de tous les bruits qu'on faisait courir à Paris sur son compte. Rousseau trouve avec rai* son qufil aurait tout aussi bien fait de se taire. Il est bien certain que M. Hume ne publiera pas toutes les pièces relatives à leurs débats. Nouvelles réflexions à ce sujet.