‹ Histoire de la vie et des ouvrages de J.-J. Rousseau, composée de documents authentiques (volume 2)Chapitre 323 sur 334 · II. ^ARTIF. CORRESPONBANCÇ* 5l · texte numérisé non relu

II. ^ARTIF. CORRESPONBANCÇ* 5l

9!i3. A Jf Ai]|. D£.Gr£QUù 'Cévendredi matin. {Sans autre

date.) {Paris ,1770.) «c Vous ne mUmposez' pas, JM>4ame , une tÂchè aisée , etc. Il est question de la suite d'Emile. Critique d'ui^ couplet. S* il faut être clair quand on parle, il faut être lumineux quand on chante. . t

9^4. AM. DusAULX. Paris {post tenebras lux) , ^liïl^'

(7 novembre^) «ç Toates vos bontés pour- moi , etc.

• Il a pris tous ses arrangements dans Tappartement qu'il occupe et ne prévoit pas que celui dont lui parle M, Dur

sàulx lui convienne. Il lui aurait encore bien moins con-

venu s'il avait sa la vérité, puisque c'était un financier qui aurait payé le loyer.

Il ne peut se rendre chez lui, ayant promis d'aller chez madame de Chenonceaux, qui est malade.

9^5. A M. DuTENs. Paris., le 8 novembre 1770.

Post tenebras lux.

« Je sois aussi touché , Monsieur , de vos» etc. Il a renoncé à la pension du roi d'Angleterre et trouve singulier que le colonel iîogui/z agisse pour le faire payer.

9*16. AM.DtrPEYROtj.Pam {post tenebras lux), 17/1-70.

{^novembre.)

« "Vous avea raison, etc. . ;. '

• Du Peyrou avait fait un voyage à Lyon exprès pour s'informer de l'adresse dé Rousseau. Celui-ci s'étonne que ses ennemi? sachent toujours où il est et jamais ses amis ^ se fâche contre du Peyrou, qui lui envoie des mandats sur ses banquiers. Cette lettre est déraisonnable^ on voit que l'humeur chagrine de Jean- Jacques fait des progrès. Mais la lettre suivante prouve combien, il était malheureux.

5l4 UIETÔIKË DS 7.*J. hotrasEJkv^ .

937. A M. L. D. M. Paris f le \ZmQvefakn. 1770. « 0«i » le cnicl moneiK «« > etc.

Il donne dans cette lettre des détails importants sur les motifs qu'il a de se croire Tobjet d'un complot génél'al. Cette idée lui vint dans le cabaret qu'il habitait à Bourgoin, à propos de Tenlèvemént d'une partie de sa correspondance, qui avait rapport à un événement qu'il ne désigne pas avec assez de précision pour qu'on puisse même se permettre des conjectures. Il s'agit seulement d'un homme arrêté comme complice d'un attentat exécrablçy et qui devait passer par Bourgoin* On fit entendrez à Rousseau qu'on ne le croyait pas étranger à cet attentat. « Si Ton avait y dit-'il, voulu le rendre tout-à-fait frénétique, on n'aurait pas pu mieux s'y prendre^ et si la plus noire fureur ne s'empara pas de son âme , c'est que les mouvements de cette espèce ne sont pas dans sa nature ».

Les lettres enlevées avaient donc rapport à tàpoque dont le prisonnier qui venait de passer lui rappelait Vidée, et à laquelle^ sans cet événement , il h^aunzùpas plus songé^ qu auparavant : cette affreuse découverte ie bouleversa : il y trouva la clef de tous les mystères. Il comprit que quelque innocentes que (osient ces lettres, ce n'était pas pouf rien qu'on s'en était emparé; que c'était par leur rapport au temps oà elles avaient été écrites t il en conclut que, depuis plus de^ six ans, sa perte était jurée; et que ces lettrés^ inutiles à tout autre wuige'^ $ervaienthfoumir les points fixes des temps et des tieua:, pour bâtir le système df imposture dont on voolait le rendre victime.

Voici maintenant la récajpîtulation qu'il latt et les nouvelles explications qu'il donne anx évineiiienXs antériejUrs.

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