IV. PARTIE. SB6 OUVRAGES. 53 jî
quille, j'y resterai; si Ton m'y tracasse ^ je l'endurerai : ma vôlbntë b^est soumise qu'à la Ibi du devoir j mais ma persoBUé l'est au joug de la nécessité , que j'ai appris à porter sans murmure. Les hommes peuvent sur ce point »e satisfaire, je les mets bien à la pidt'tëe de s'en donner le plaisir. Je n'ai pu^ Mônsiewr , vous écrire k mon arrivée, quelque désir que j'en eusse^ à cause de l'affluence des ^sifs et des eiâbart-as du débarquem.ent.. J'ai eu plusieurs fois ce jplaisir a Lyon, d'où l'on me mande qu'il , m'^t venu plusieurs lettres depuis mon départ. J'espère trouver datis quelqu'une de ces lettres des marques de VOIte souvenir , et de bonnes nouvelles dé votre santé et de celles de madame de Saiht-GermaiA.
i» J'ai eu le plaisir de parier ici de v^us avec des perstoiines de Votre connaissance et qui partaient les senti ihents que vous m'avez inspirés. Je knets à leur tête M. l'archevêque.... avec lequdi j'ai eii l'hoimeur de dînel* il y a deux jours. Nous parlâmes aussi ^ mais diffiétemmeni d'une pet-sonne dont vous savez les. procédés à mdn ëgard et qu'il oeniiaît biea. Vous ares fait la conqiiéte dé trois voyageurs très^imableft qui vous demandèrent de mes nouvelles à Bbûrgoin et qui m'ont ici beaucoup demandé des vôtres. Je me propose aussitôt ^qu'on sie laissera respirer d'aller rappeler à M.D... une connaisssnce faitfe sous vos auspices et lui demander de vos nouvelles 9 enattendàiit le plaisir d'en recevoir directement. Donnez-m'en^ Monsieur^ aussi promptement qu'il se poutl*a , je les recevrai avec la joîe que me donnent toujours tous les témoignages de vos bontés pour moi. Je Vous sdpplie de faire agréer mon respect à madame de SaintXjrermâin : toa femme vous prie d'agréec les siens. »
530 HISTOin£ DE J.*J. noUSSEATTy
gao. Al m. de Saint-Germain, Paris, 17^7^ ( ^7^^
tembré).
« J'ai bien reçu^ Monsieur, et votre dernière lettre du 5 septembre et la précédente réponse dont vous m'avez honoré , de même depuis quelque temps celle que yoos aviez eu la bonté dem'écrire à Lyon au sujet du fermier de Monquin , et où j'ai vu avec bien de la reconnaissance les soins que vous avez bien voulu prendre pour confondre ce misérable : je suis pénétré , Monsieur, je yons assure, de retrouver toujours en vous les mêmes bontés^ et l'assurance qu^elles sont k l'épreuve du temps et de l'éloignement et del^astucedes hommes, me rendra toujours cher le séjour de Bourgoin qui m'a valu un bonheur dont je sens» bien le prix, et que je cultiverai autant qu'il dépendra de moi. Il est vrai. Monsieur, que je tâche insensiblement de reprendre la vie retirée et solitaire qui convient à mon humeur. Mais je n^ai pas été jusqu'ici assez heureux pour pouvoir souvent satisÊiire au jardin du roi IWdeur qui ne s'-e^t jamais attiédie en moi d'en connaître les richesses : je n'ai pu encore y al-i 1er que deux fois , tant k cause du grand éloignement , que de mes occupations qui me retiennent chez moi les matinées, a quoi se joint depuis quelque temps une fluxion assez douloureuse qui m'empêche absolument de sortir : ma femme en a eu dans le même temps une toute semblable , et nous nous sommes gardés mutuellement. Elle est mieux k présent, et nous réunissons nos actions de grâce pour l'obligeant souvenir de madame de Saint- Germain, k qui nous vous supplions l'un et l'autre de faire agréer nos respects.
» Vous connaissez , Monsieur, les sentiments que nou^