IV. ÏAïlTIE. SES OtJVRAGIS
VOUS avons voués , ils sont inaltérables comme vos vertus, et je voudrais bien que vous me prouvassiez combien vous j comptez , en me donnant ici quelque commission par laquelle je pusse vous prouver à mon tour mon zèle à vous obéir et vous complaire. »
934* A. M. DE Saiht-Germain , à Paris ^ /a i^-^-^i
(a avril).
« Cest avec bien du regret, Monsieur, que j'ai demeuré $i long-temps privé de vos nouvelles; une tracasserie qu'on m'avait f^ite à la poste , m'avait fait renoncer à recevoir ni écrire aucune lettre par cette voie. Ce n'est que . depuis quelques jours qu'une visite d'un de ces messiei^rs, m'a doni^é l'éclaircissement de ce mal-entendu ; et après la promesse qui m'a été faite que rien de pareil n'arriverait à ^avenir, je reprends la même voie pour donner de mes nouvelles , et en demander aux personnes qui m'intéressent^ parmi lesquelles vous savez bien, monsieur, que vous tenez et tiendrez toujours le premier rang. Veuillez, Monsieur, mHnformer de l'état présent de votre santé et àp celle de madame de Saint- Germain, et de toute votre brillante famille. Je vous connais trop invariable dans vos sentiments pour douter que je ne retrouve toujours en vous les bontés et la bienveillance dont, vous m'avez boaoré ci ^devant; comme je ne cesserai japiais , non plus , d'avoir le cœur plein de l'attachement et de la reconnaissance que je vous ai voués.
» Je n'ai rien à vous dire de nouveau sur ma situation, elle est la même que ci-devant : mes incommodités or* dinaires m'ont retenu chez moi une partie de l'hiver sans pourtant m'avoir trop maltraité. Ma femme a eu
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des rhumes et des liiamatismes^ et ie froid qui continue, avec beaucoup de rigueur ne nous a pas eucore rendu à l'un et l'autre notre santë ^'él4* Nous avens passé d'agréables soirées au coin de nos tisons à parler des avantages que nous a procurés Tfaonneur de vous connaître , et des heures si douces que vous nous avez données r nous VOU& prions de vous ra{qpél)Br qualqaefoiè d'anciens voisins. ^Ui sentiront toute leur vie lé regret d'avoir été forcés de s'éloigner de vous.
* Yeuillet , MéttuîéUr , faire agréét teoë f-éspects à madaiûé de SâiAt-&erlkialn , et tétéVmr avièc votre bonté at!l!iobtutnée néis'i^lus haftièles saiiiialions to.
^^ Juillet i']*]'i.
.f( Je suis afiligé^ Madame) que vous vous j preniez uù peu trop tard } car en viérité^ je voua aurais demandé de tout mon coeur l'entrevue que vous aveE labènCé^de nx'offrir, miaiê-^ ne vais plus chez personne , ni à la ville , ni à la campagne ; larésolutioneni est prise , bt il ftut bien qu'elle soit sakisvxception.^ pkiis^ue )6 ne iafais pas pour vous. J'ai même tant; de confiante aux sentimehts que j'ai su vous connaitre, que je ne refuserais pas , Madame , de dJSQUJter avec VOUS mes raisons, si. j'étais à portée, quoique f& siicbo bien que ce serait me prépaber .de nouveaux regrets.^
' tf Â;dieu dono.^ Madame ^ daigùea. penser quelquefois à un homme dont vous ne seriez jamais oubliée, et qui se consolerait dilficilemênt d'être si mal connu de ses contemporains- , si leurs sentiments sur son comptfe l'intéressaient autant que seront toujours ceux de madame la marquise de Mesme* »
IVtf PABTIE. SES OUVRAGES. 530