II. I
*i HiszroiRE i>E j.-j. ftouss^r, -
celui dont ies écrits ont une influence sensible, il est contraint par cette circonstance même et par une force irrésistible, d'avoir "des relations avec ses semblables. S'il est l'objet de leurs attaques ou de leurs louanges , comment repoussera-t-il les premières ? Comment rësistera-t-iï aux secondes? Le silence , l'impassibilité seraient remarquables; mais il est nécessaire de voir si ces résultats eurent pour cause le courage ou la faiblesse.
Il est encore important de se faire une idée juste de celui dont on examine les rapports , et conséquemment de noter les particolafités qui' font parvenir à ce but , quand même elles paraîtraient étrangères à'ïean-Jacquesy pourvu qu'elles ne le soient pas à l'opinion qu'on doit se former de son détracteur ou de s6n ami. Je m'explique par deux exemples. Ainsi , un homme qui, après avoir obtenu des pensions de tous les ministres , n'en pouvant plus demander sous son nom , en sollicite une sous celui de sa femme qui n'a que la peine de signer les quittances sans sortir de chez elle y est à mille lieues de Rousseau , refusant les pensions de deux rois. Il était
die roaTra^e, dn chapitre on. de la lettre où il était (pieition d'eux. Cette ezpUcalioii excuse, en la motÎTant, l'inégaUté, 4QtartiGl(Ba de celte biographie. Si les uni sont très- courts , et les autres tris-détaOIês, c'est ^'on n'avait rien à finre sur les premiers, qu'à reproduire leurs noms , puisque Jean> Jacques les avait rappelés , tandis que les rapports qu'il avait cnis avec les seconds exigeaient plus 9u motus oe de v eloppemeut.
L'année q«i suit le ttom indique celle où les rdations eerent lieu. Les numéros renfermés entre deux pareothèecs et qui tesmiaent Particle , se raj^ortent à ceux de la Correspondance , deuxième partie du premier vulmue. La lettre C, suivie de dûflres désigne les Confessions et le livre ou Rousseau parle du nage auquel Farlide est eonsacré. Les autres ouvrages jont indiqués par leurs titres» qu'on a souvent abrégés.
lu. pjurrir. biogra^bie. 3
nécessaire de rappeler un fait pareil pour expliquer la haine sourde da pensiotiilaire. Ainsi / le flatteur d'un financier doit être connu comme tel , parce que cette circonstance fait voir pourquoi il dut haïr celui qui ne flatta îpersonne.
Nos recherches nous ont conduit quelquefois k des rapprochements d'où sortait la vërité .méconnue. Beaucoup de faits altérés ou même faux , sont rétablis ou remplaces par les faits véritables ; d'autres qu'on avait soigneusem^t couverts d'un voile épais ^ sont mis au srand jour. On aura sujet d'être surpris d'avoir su ce qui n'exista jamais, d'avoir ignoré ce qui ne devait point l'être , et de s'être ainsi fait une opinion qui n'avait point de base. Nous citerons, entr 'autres articles*, ceux! de d'Aiembert^ de Diderot, de Grimm , de George Keith ou milord Maréchal , de Hume , de Marmontel , etc. Nous n'avançons qu'avec des preuves , et quelquefois on peut d'autant moins les récuser , qu'elles nous sont fournies par celui-là même qu'elles servent à combattre en l'opposant à lui-mémé.
: Cette partie eèt comme le complément de la première : BOUS avons profité de l'occasion qu'elle nous ofirait de répax'er quelques omissions inévitables , puisque les renseignements qu'il aurait falli&ai'étaient point connus de nous. T^s sont les détails pleins d'intérêt que vient de nous faire passer M. Mouchon de Genève , et que nous présentcms à l'article Rousseau, dans l'impossibilité oii n<ms étions de les mettre à leur place, ou de leur en trouver une autre ( i ).
(i) Oest te motif potur lequel il a fâUu mettre Rousseau dans le tftbleâti de ses c'ontemporâins , et ce mot?f porte arec soi son •xcaè«.
^ HlâTOIRZ DE J.-li ROUSSEAV^
.Nous iiuivons l'ordre al^diabëdque comme le plm commode et celui qui rend les recherches faciles et promptes.
Abavzit {Firmin), Il descendait d'un médecin arabe, établi à Toulouse au neuvième siècle. Il naquit en 1679, àUzès, de parents protestants. A la révocation de l'édit de Nantes , sa mère l'envoya secrètement à Genève, C'était à la fois l'homme le plus savant et le plus modeste. Newton le consultait et lui écrivait : Vous, êtes digne de décider entre Leibnitz et moi. H mourut en
1767 , à 88 ans. Il ne voulut rien faire imprimer de soa rivant. On publia à Genève, en 1770, et à Londres, en 1773 , ses œuvres dont la plupart sont relatives à des questions de théologie. . Dans une note de la première, lettre de la cinquième partie de la Nouvelle Héloïse^ Jean-Jacques , qui ne prodiguait pas ses louanges , fait d'Abauzit un éloge plein de chaleur et d'enthousiasme (174,408).
Â.DAirsoN ( Michel) , botaniste célèbre, né à Âix en Provence, en 1727 , d'un père écossais d'origine, attaché à M. de Vintimill^, archevêque, qui passa dusiège d'Aix à celui de Paris en 1 780. Cest dans cette capitale qu'Adanson fut élevé. Il eut de bonne heure une passion pour l'histoire naturelle , et bientôt la louable , mais téméraire ambition de l'embrasser toute entière. U suivit assiduement les leçons de Réaumur, de Bernard de Jussieu, e^ passait tout son temps soit au Jardin des plantes , soit dans les cabinets des savants. A quatorze ans , il osa critiquer le système de Linnée, et, ne voulant point Tadmettre , il en esquissa quatre autres : à vingt-un ans, le désir de faire des. découvertes lui fit entreprendre à ses frais un voyage au Sénégal y pour lequel il sacrifia la plus grande parUiB de