IV. PARTIE. SES OUVRAGES
dérisoirement îdire le Théâtre de Rousseau. Si l'usage ne faisait aujourd'hui une espèce de loi de donner les oeuvra complètes d'un écrivain célèbre , oh agirait peut^tre mieux dans l'intérêt de sa gloire d'en retrancher les productions qu'il a condamnées à l'oubli. On aimerait , il est vrai^ à le suivre dans ses progrès , à voir le point ,de départ , si la gx:adation était fidèlement observée ; mais on a vu des auteurs produire, dans l'éclat de leur gloire , de^ écrits que cette glpiTe rendait inexplicables.
Narcisse , Anaxarette , IphiSy n'appartiennent ni à la tragédie , ni à la comédie ; encore moins Ydi^ettre à d^ Alemhert {{)* Cette lettre ne peut faire partie de la Correspondance y parce que c'est moins une épître qu'un discours sur un siïjet donné. Il en est de même des Lettres de la montagne j qui, dans toutes les éditions, sont comme isolées de ce qui les précède ou les suit. Elles devaient l'être du moment ou Ton ne classait pas méthodiquement les œuvres de Jean-Jacques ^ mais lorsqu'on adopte une méthode , il faut tâcher de trouver un genre auquel elles appartiennent. Elles traitent de religion , de gouvernement , de politique, mais pas assez de Tune de ces parties, pour motiver leur place dans une classification.
- Nos maîtres nous apprennent qu'o» donne en littérature (a) le titre de polémique à tout écrit ou Von. entreprend la censure ou la défense de quelques opinions.
Cette. leçon nous autorise donc à. comprendre sous le titre de Littérature polémique , et la lettre sur les Spec-
(i) Jean-Jacques aurait un Thédlre , que ce ne serait pas un motif pour y mettre la Lettre sur les spectacles. ' {2) Encyclopédie f aumot solémiqub.
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iacles y où Topinion qui les approuve et les propage est ënergiquement censurée , *et celles de la Montagne , où Ton discute plusieurs questions d'une grande impor* tance.
Un autre maître , dont le Cours est en quelque sorte devenu classique , nous tire d'embarras pour un grand nombre d'ouvrages dont les uns n*appartiennent àaucua genre , et dont les autres n'ont point assez d'étendue pour en former un.
« Ce qu'on appelle pofyergie , ou littérature mêlée « ( dit La Harpe , liv. 2 , chap. 3 de son Cours ) , con- » tiendrait tous les ouvrages qui ne sont point suscep- 3» tibles d'être classés. Il en reste un assez grand nombre » des anciens : Théagène et Chariclée , Chëréas et 9 Callirhoé , Daphnis et Cloé ^ parmi les Grecs ; et les 0 Latins nous ont donné VAne d*or d'Apulée , etc. » La Harpe comprend dans le même chapitre les Aniir quités romaines de Denys d'Halicarnasse ; Lucien ; les Recueils pôfy graphiques d'^tien , d'Athénée , d'Aulu- Celle , etc. j enfin le^ Traductions,
Dans la nouvelle méthode que nous présentons ^ nous avons rangé sous le titre de littérature mêlée y les ouvrages qui ont de l'analogie avec quelques-uns de ceux dont nous rapportons l'éniimération.
Il est plus facile de classer les écrits dont bous ne parlons point ici , parce qu'ils portent un caractère qu'impriment également et l'objet qu'on y traite , et la supériorité que leur assure le talent de l'auteur.
INTous ne prétendons point rendre exclusive la classification que nois avons adoptée. Nous devions exposer nos motifs« Nous savons que tout ouvrage que le talent ou le sujet recommande , peut être considéré sous un double point de vue * l'objet dont l'auteur s'occupe , la