II. Les Discours ; Hh Emile
rV. Les ECRITS relatifs a l'Economie politique ; Y. Mélanges : ils contiennent deux divisions : La Littérature polémique y et La Littérature variée y
YI. Le Dictionnaire de musique , et les ouvrages
<2UI^NT rapport a cet ART ^
YII. Mémoires et oorrespondance.
£n suivant l'ordre que nous venons d'indiquer y nous allons oSîrir une notice historique de chaque ouvrage ^ rappelant les circonstances dans lesquelles il fut écrit , l'effet qu'il produisit y et l'influence qu'il eut sur la destinée de l'auteur.
Ceux qui ^malgré. les inconvénients de l'ordre chronologique ( qui pourrait placer la Reiàe fantasque à côté du Contrat social ou de V.Emile), préféreraient cet ordre, trouveront à la suite des notices , un tableau qui le mettra sous leurs jeux.
. I®. La Nouvelle Heloïse. Dans cet ouvrage , Jean- Jacques a plus d'une fois retracé la situation dans laquelle il se trouvait lui-même. En dessinant le caractère de Julie, il a songé à mademoiselle Galley ( v. Conf. , ii KL )^ ainsi qu'à mademoiselle de Graffenried en faisant lé portrait de Glaire. Il met souvent dans la bouche des personnages qu'il fait agir^ ses opinions, ses idées ^
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ses rêves , ses paradoxes. La promenade sur le lac de Genève, dont il parle au livre Vil des Confessions , se retrouve dans VHéloïse : la scène du bosquet d'Ëaubonne est retracée à Qarens : Une autre scène d'un tout autre genre y qui se passa rue des Moineaux, réparait dans cet ouvrage. Enfin il déclare ( liv. IX des Confessions)^ qu'il s* identifiait avee Saint'Preux , le plus quil lui était poSf sible , lui donnant les vertus et les défauts quil se sentait.
Pour éviter des répétitions , nous nous croyons obligé de renvoyer aux IX* et XP livres des Confessions , où Jean - Jacques entre dans beaucoï^ de détails relatifs à VHéloïse, Il l'acheva à Montmorency pendant l'hiver de 1758 à 1759. Il l'avait commencée à l'Hermitage. L'ouvrage parut en 1760.
Rien n'égale le plaisir que Rousseau paraît avoir éprouvé dans la composition VHéloïse; plaisir partagé par le plus grand nombre des lecteurs. U s'était créé un monde idéal ^ et pour former ses personnages, il prit tout ce qu'il avait trouvé de plus parfait dans les femmes qu'il avait vues. Dans ses continuelles extases il s^enivrait à torrents des plus délicieua: sentiments qui jamais soient entrés dans un cœur d*homme (i). // se figura ^amour et l* amitié y les deux idoles de son cœur, sous le$ plus ravissantes images. Il se plut à les orner de tous lei charmes du sexe quil avait toujours adoré.
Il paraît que ce délire eut peu d'interruptions. Rousseau s'y livra sans avoir le projet d'écrire. A la fin ^ tourmenté par les êtres fantastiques qu'il avait créés^ séduit par ces fictions , il prit la plume. Un philosophe tel que Jean-Jacques ne pouvait faire un roman qui ne présentât
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(1) Confessions , liy. IX.