NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
1*". Réfutation du nouvel ouvrage de J,'J. Rousseau ^ intàulc Ésaile ou de l'éducation. In -8*, 277 pages, Paris, 1762.
Elle était attribuée par Fabbé Brizardk Tabbé Pérau^ docteur en théologie. M. Barbier, dont Popiniou doit être préférée, désigne pour Tauteur M. A«dré, bibliothécaire de M. d'Aguessq|u.
ir. PARTIE. SES OUVBAGES. 4o5
ti". Lettre h M, JJ^** sur le livre intitulé Emile , etc. m-î2. Paris, 1762, br. de 84 pages.
Elle est du P. Griffet, jésuite, dont le mérite devait faire présumer une critique meilleure.
S**. Lettres à M* Rousseau, pour servir de réponse à sa lettre contre le mandement de M, l'archevêque de Paris , 1 763. Amsterdam , 2 vol. in- 1 a .
On les attribue à M. Fabbé Tvon. Il critique Emile en détail ; consacre une lettre à prouver rhypocrisie de Rousseau, etc. L^auteur avait annoncé quinze lettres : il n^en a publié que deux.
4* Les plagiats de M, J.-J, Rousseau de Genève suri' éducation ; par D. G» J. B. (ï)om Joseph Cajot , bénédictin). La Haye et Paris, 1766, 1 vol. in- 12.
Les autres critiques avaient prétendu que Tean-Jacques n^offrait que des nouveautés hardies. Celui-ci démontre qu^il n'y a rien de nouveifli dans Emile,
A Poccasion de ce livre Grimm dit (1) : a Uauteur aurait dû indi- 9 quer à qui M. Rousseau a volé sa manière , son style , son élo- » quence , «m coloris. U peut compter qu'il n^enlèvera paa à p M. Rousseau uo seul lecteur., «t qu'il aura bien de»la peine a en » trouver pour sa compilation.
Le bon Cigot prétend que Jean-Jacques a puisé dans la Pédo^ trophie de Sainte-Marthe ., dans les Jours caniculaires de Simond'Ast j dans les ouvrages de l'Espagnol Louis Vivez ^ dans un discours de'Lilio Giraldi j dans les écrits do Garlosiadt j dans le Philo* sophe chrétien de M, Formey (a).
On pourrait, sans élire taxé d'ignorance, s'écrter aujourd'hui. Je veux élre pendn si j'en connais pas un !
(i) Corresp. litt. décembre 1765.
(a) C'est le titre d'une des éditions ^ Emile par M. Formey. Le P. Cajot n'a pas fait beaucoup de recherches pour commettre une telle bévue, et faire voler Formey par Jean-Jacques ,dont Formef refit PEmile.
4o6 HISTOIRE DE J.-J. ROTTSSEAIT, »^
Dn temps de dom Cajot il y avait le mérite de la patience à lire ces ouvrages , même la Pédotrophie , le plus connu de tous. Dom Cajot conclut de ses recherches que Jean-Jacques e^t un rapetasseur d'écrits, un parasite littéraire, un homme enguenillé des ouvraf^es d* autrui , et que c'est à ce négoce qu'il doit sa frêle renom' mée.
5*. Analyse des principes de J.-J, Rousseau^ i vol. in-is&y attribué à M. Puget de Saint -Pierre.
6° Lettres sur le Chnstiamsme\ de M. J^-J, Rottsseau , ailressëes à M. J. L. ^ par Jacob Vernes^ pasteur de l'église de Céligni. Amsterdam , 1764^ in - 1 2«
li'auteur ëtait l'ami de Jean-Jacques ; • il le lui prouve % sa manièie. Ces lettres et les réponses de Rousseau furent réimprimées en 1 765 , à la Haye ^ sous le titre de Recueil d'opuscules concernant les sentiments de Jean* Jacques,
7°. Préservatif pour les Jidèles contre les sophismes et les impiétés des incrédules. Voiis , 17^4? i vol. in- 12.
Dans ce préservatif il n'est question que de Jean- Jacques et de son Emile. L'auteur , qui est resté inconnu y dit be|incoup d'inp^res et peu de bonnes raisons.
■ 8**. Seconde lettre d'un anonyme à M. J. -/. Rousseau , contenant un examen du plan d'éducation que cet auteur a proposé dans son ouvrage intitulé: Emile'. Paris, 1767.
L'auteur annonce qn'il ne mettra point d'aménité dans sa lettre , et il a tenu parole : Jean- Jacques est un ignorant, etc. M. Barbier attribue cette lettre à M. Luzac.
9** Le déisme réfufé par lui-même , ou f examen .des principes d'incrédulité répandus dans les divers ouvrages de M. Rousseau ;• par M. Ber^ier, docteur en théologie, curé dans le diocèse de Besançon. Paris , 1766, 2 vol.
IV, p^RTfE. Ses ouvbaccs. 407
Le car^oCfeur débute 'lûusi : a Depuis environ vingt siècles que » la place de Diogène était vacante , vous vous êtes présenté pour » lui succéder : qui eût osé vous disputer ce privilège?
10**. Lettre à M. J,'J. Rousseau, cit&y en de Genèife, par S. A. Comparet. Genève, 1762, br. iii-12.
11°. /.-/. Rousseau , citoyen de Genève ^à J. F, De- : montillet, archevêque et seigneur d'Auch, primat de la Gaule novempopulaire {en réponse à un prétendu mandément de. ^archevêque).
Jean-Jacques, par une lettre datée du a8 mai 1764» • désavoué cette réponse. On n'a iàmais su si Parchevéque d'Auch avait fait un mandement contre Emile, et la lecture de la réponse rend inutile le désaveu de Jean-Jacques. M. Barbier nomme M. de Lacroix de Toulouse , comme auteur de cette lettre à Parchevéque d'Audi.
12°. Profession de Jbi philosophique. 1768, Lyon et Paris.
i3°. Lettre de Vhomme civil h Vhomme sauvage , par M. Marin, censeur royal. Paris, 1768.
Ce Marin est celui que BeaumarcUais a si cruellement tourné en ridicule.
i4". Réflexions sur la théorie et la pratique de ^édu" cation , contre les principes de . M, Rousseau. Turin et Paris, 1763, in-8*.
L'auteur est, suivant M. Barbier, le P. Ûerdil, barnabite, et depuis cardinal.
15**. La divinité de Jésus-Christ vengée , contre J.-J. Rousseau} in*^'*. Paris, 1762.
Attribuée à l'abbé André , qui avait raison de ne pas se nommer.
i6*. Réponse aux difficultés proposées contre la religion chrétienne ,' par J.-J. Rousseau, dans l* Emile; par l'abbé François. Paris 1 765.
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4o8 HISTOIRE DE J.-J. HOVSSEAV,
l'j**. Examen approfondi des difficultés de J.-J, Rousseeui contre la religion chrétienne; par l'abbé Maleville. Paçis , i «jôg , in- 1 2.
18*. Examende la Confession de foi du Vicaire sai^qyardy contenue dans V Emile; par Bitaubé. Berlin , 1763, in- 12.
19**. Examen critique de la confession de foi du Vicaire savoyard; par M. Rottstan. Londres , 1776 , in-S".
ao** iProfession de foi du Vicaire savoyard, et tableau abrégé du Contrai social j rédigés l'an et l'autre par Formey. Berlin , 1764 , in-8**.
Ce très-médiocre ëcriyain (1) s'est attaché, comme on le verra ^ à dénaturer Emile de toutes les manières.
21°. Lettre à M, J.-J, Rousseau , par M. M**, sousdirecteur des plaisirs , et maître de danse de la cour de S.A. M. le duc de Saxe-Gotha. 1768, in-8«.
Jean-Jacques s'est moqué , dans le I*' volume ^ Emile , de la gravité magistrale avec laquelle M. Marcel enseignait la danse. Un parent de ce professeur a voulu le venger. Rousseau lui écrivit le 1er mars 1^63 une lettre qui ^ajoutait encore , ^ar une irdnie piquante , aux ridicules du maitre de danse.
22°. , Théorie de J.-J, Rousseau sur ^éducation corrigée et réduite en pratique par Philippe Sérane. Toulouse, 1774, ip- 12, réimprimée souS| le titre de Théorie de l'éducation.
23°. L'Emile réalisé , • ou plan d'éducation gène-
(1) Ses ouvrages en sont la preuve. Quoique très-nombreux, et rares^ parce qu'ils ont éprouvé le sort qu^ils méritaient, aucun n^est échappé aux soigneuses recherches de M. Beuchot, qui a fait sur Formey un article plein d'intérêt dans la J^iographie unii^crselle.