IV. PMTIE* SES OUVIUQEft. ^>]g
' quç je dois epvoyer et de qi'iadiquër. une voie pour vous les faire parvenir. J'ai l'honneur , etc. »
Cette lettre n'a été insérée dans aucune édition. Elle a été publiée pour la premiibre fois en 1819 > par M. C.X. Girault, membre de {^sieurs académies.
1 56 {bis)» A, M. CoiNpxT ', à Paris. Montmorency , ce
vendredi a6 décembre 1757.
. « J'-avais ceni choses à vous écrire : un traças est survenu , j'ai tout oublié ; ma pauvrç tête affaiblie ne peut • suffire à deux objets. Voilà, très à la hAte, le commencement de la noie que vous m'avez denaandëe , wous fe- TOUS le reste à loisir; le prudent M. Rey nest pas un homme avec lequel on ait besoin de précipitation. Cher Coindet , je suis>ensible à votre zèle ; il me semble que vousm'aimes^^ et cela me touche. Je donnerais tout au inonde pour que vous me convinsiez tout-à-fait , car je n'imagine d'autre vrai bonheur dans la vie qu'une intimité sans réserve ; mais il faut vous donner la sienne , et n'en point espérer de vous ; cela n'est pas possible. Je sens que je vous aime l'hiver, parce que vous venez seul, et que je vous hais l'été, parce que vous allez raniassant des cortèges d'importuns qui me désolent. Vous savez nos conventions dès le premier de l'année prochaine^ songezy , et songez-y sérieusement , car , malgré mon attachement pour vous, la première explication sera la dà>nière« Il me semble que si nous;pouvions former entre le cher Car r ion , vous et moi , une petite société exclusive , où nul autre mortel au monde ne fût admis , cela serait trop délicieux. M^tis je ne puis me corriger de mes châteaùlL en Espagne. J'ai beau, vieillir , je n'en suis que plus enfant. Oh! quand serai -je ignoré de la tourbe et aimé de
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deux amift ?.., Mais je serais trop heureux ^et je ne suis J)as fait pour l'être.
Cher Goindet , je cherche à vous aimer. Pour Dieu ne gâtez pas cette fantaisie. Je me dis , cent fois le jour , que c'est, une folie de chercher des convenances parfaites et je suis bien loin de les trouver entre nous. Mais tâchom de nous accommoder Tun de l'autre (els que nous sommes^ car , en changeant, nous risquons d'être plus mal. C'est à vous , comme le plus jeune , à me supporter , et à ne pas choquer mes fantaisies : je vous dirai peut-être, quelquefois , des vérités dures , et il y a de quoi ^ vous pouvez m'en rendre de plus dures aussi justement , et je ne m'en fâcherai jamais. Du reste , gardez votre liberté, et laissez-moi la mienne. Honorez nos liaisons par une probité inviolable, et, si vous aimez tant à cacher vos affaires y faites au moins que vous n'ayezr^amais raison de me rien cacher. Adieu , je vous embrasse. »
. ( A la suite de la lettre se trouve celte note. )
Code de la police y page 46.
« Si un spectacle n'a pour attrait qu'un mauvais principe , il est pernicieux pour les spectateurs , de même que pour les acteurs ; il attire et entretient , dans un genre de vie frivole et condamnable, les jeunes gen^ dont les talents pourraient être très-utiles à la société ; et, en général , on peut dire que si , dans les grandes villes , les spectacles sont un amusement peut-être nécessaire pour éviter un plus grand mal , à l'égard des petites villes , on ne voit pas qu'il y ait une apparence d'utilité ou de mé- . rite suffisante pour compenser le mal qui en résulte. »
Celte lettre nous . a été communiquée par le docteur Coindet , neveu de celui à qui elle est adressée. £Ue est sans date , mais ttow