IV. PARTIE. SES OUTRAGES
recueil y vous connaîtrez , à plus d'une enseigne , en quelles mains l'auteur esl tombé.
» En ce moment , Monsieur y il me revient j sur les matières dont j'ai eu l'honneur de vous entretenir , un petit fait j bien minutieux en apparence , mais que je ne puis m'empécber de vous dire, à cause de ses conséquences et de la facilité que vous avez de le vérifier. Depuis notre dernière eùtrevue , je parlai , par hasard , une fois de l'Emilet, avec ui| officier de votre connaissance. U me dit que , causant un jour avec M. D j
lorsqu'on parlait de ce livre , long-temps avant sa publication y M. D lui avait dit qu'il le connaissait ; que
je le lui avais montré ; que. c'était un projet pour élever chaque hompie pour l'Etat dans lequel il devait vivre. Par exemple , ajoutait-il y s'il devait viyre dans une monarchie , on lui apprendra de bonne heure à être un
J'ripon y etc. Pourquoi M. D mentait-il avec tant
d'impudence ? Je ne lui avais certainement pas montré ce livre j puisqu'il n'était pas encore commencé quand je rompis avec lui , et que le plan qu'il me prétait est exactement contraire au mien y comme il est aisé de le voir dans l'ouvrage.
» Je suis , Monsieur y dans un cas embarrassant visà-vis de M. de T ; je voudrais, et de tout mon cœur y
lui témoigner combien je suis pénétré des bontés dont il m'a comblé y durant mon séjour dans cette province , mais c'est ce que je ne saurais faire sans laisser parler y en même temps , mon indignation de l'astuce avec laquelle on l'a fait agir , sans qu'il s'eo aperçât lui-même y dans la ridicule affaire du g^érien T y digne instrument des gens qui l'ont employé. Je connais et j'honore la droiture de M. de T..... J'ai autant de respect pour sa personne 7 que pour son illustre naissance. Je le plains
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^'éue quelquefois surpris pAr ém fôiirbéd ; mais ^ quancl cette surprise tombe sur moi ^ }é ttie ttumquetaift à moimême en la passant sous siletice , et je trouve trop difficile, en lui <§crivaut^de me faite edteiidre sans roâTen^er^ ce qu'aseurëment je seraif au déséfd{it6ir de faire. S'il n'y atait pas trop d'indiscrétion, Moûsi#tir , kvous supplier de vouloir être, auprès de lui , Torgane de mes senti* m^ptta, Vous les feriez si biett valoir , et voua me tireriez d'un si grand embarrad , que ce serait une detiVre digne ,4e voira bienfaifance^ Ji ti6 compta partit que dans quelque» jours , ainsi je puis recevoir encore id de vos nouvelles y si vous voule2 bien m'eb donner. Je ne désire qu'un mot. Adieu y Momieut. Je ûô vous parlerai plus de mes semimenfa pour vous , vous lei voyez dans ma confiance qui en est le fruit; maid jd finirai ce dernier adieu par un mot ^ que je vous prie de graver dans votre âme vertueuse : Je suis innocent» i*
Cette lettre, écrite peu de jours avant ion départ dtt Daaphiné^ doit être du mois de juin 1^70. M. ' /). est Ùidercfl : on voit dans la Cotrespolidanée de Gritnitt que ceitti-lfi tdnadt le nSènië langage sur Éaiilè, M< de T. . . est M. de Totrnèé« , aveé lécfifel il a correspondu pour l'affaire Thé venin. Celte lettre est daas U JlielU édition de M. Lefebvre. Nous la présentons jCextuelleiÉeiit^' farce quMI? sert de preuve à ce que nous avons dit* p. lyaet suiv. du l^' volume, et complète les renseignements relatifs à M. de Saint- Germain.