IV. PAftTKE. 8*S 0UVRAGI
à m'en prév^iloir en tout« occasion , sans crainte de vouf déplaire. De^' imonvimçw ^ qne j'aorais dlÀ pëvoir.^ retar4eii( loa 9»a?che , «an» rien changer à mes r^solu^ tionSf Je prends la liJierti^ de me recommander à votre 5oavemr , et de von^ ai^urer que rien n'affaiblira jamais les sentitnent3 immortels qiie vous m'avez inspirés. » <
Il y a probablement «rreur de d«t^» An lieu du I9 avril , cett« lettre doit eue du 19 juin. Au iQois d'avril Rousseau n^avait point fait de voyage; il passa ce mois tout entier à lifonquin. En la supposant du 19 juin y les circopstances dont il parle se trouvent expliquées.
9 T 4' A. M. DE Saint-Germain. Mohqiiin , . . mai 1770.
« Quoique je me sois résigné, Monsieur^ à la privati<3iii que vous m'ave^i imposée^ poui^ épargner à votre bon cœur l'émotion d'un derjûer adieu , je sens pourtant que si vous fussiez resté quelques jours de plils , je n'aurais pu r<^si9ter au désir de V4>us revoir enpore une Ibis , et de vous comjoiuiiiquer beaucoup de nouvelles idées , qui m^étaient venues à force de rêver au triste sujet dont vous m'avez p^mis de vous parler , et qui toutes con*lirflaentmes conjectures sur les causes de mes malheurs. Puisque la eonsolaiien de vous revoir ne m'est pas don-* né^i je ne vous ennuierai pas^ de nouveau, de mes longues écritures » et je me flatte que ce qui vous en «si déjàcoimu suffira pour mettre un jour /avec votre génë-* leuse assistimee > les amis de la justice sur la voie de li^ vérité. ...
. Monlitrairede Hollande vient de faire une édition générale de tous mes écrits imprimés ^ dont il m'a en*' voyé deux, e&emplaires , qui malheureusement sont en* core en feuilles. J'ai pris la liberté de faire porter le
53^ BISTOIRE DE J.-J. ROtTSSEAlT;
paquet chez voas. L'un de ces exemplaires vous est 'des* tiné y et je me flatte j Monsieur , que vous ne dédaignerez pas cet hommage de mon attachement et de ma reconnaissance } l'autre est pour moi y et mon intention est de ne vous offrir le v6tre qu'après les avoir fait relier tous les deux. Comme les embarras où je me trouve ne me permettent pas ^ quant à présent y de m'occuper de ce soin j je vous prie^ en attendant que je le remplisse ^ de vouloir bien permettre que le paquet reste chez vous en dépôt. Si les évènemens m'empêchent , dans la suite / d'exécuter là-dessus mes intentions y je vou^ prie d'y suppléer y en disposant des deux exemplaires , de façon ^que le mien serve à payer la reliure du vôtre.
» JTai eu la curiosité de chercher y dans les feuilles de
ce paquet y un barbouillage dont .M. S a été lepre-
niier éditeur y et qui m'a été volé parmi mes papiers , je ne sais comment , ni par qui , et dont y sur cette édition furtive.^ Rej a jugé à propos d'augmenter la sienne. C'est un discours sur un sujet proposé par M. de Cursaj dans le temps qu'il pacifiait la Corse y et qu'il y faisait fleurir les lettrés. Le dépositaire de mes papiers , qui ne m'avait rien dit de ce larcin, voyant que j'en étais instruit^ m'apprit que ce discours avait été mutilé 4 l'impression y et qu'on eii avait retranché un article tout entier y supposant que c'était une omission d'inadvertance ; par la hâte où le voleur avait transcrit le discours ; mais il ne voulut point me dire quel était cet article oublié ou retranché. J'ai donc vérifié la chose dans l'édition de Rey...... , et j'ai trouvé que cet article omis était un
très-bel éloge du peuple de Corse , et un éloge encore plus beau des troupes françaises et de leur général. II ne m'en a pas fallu davantage pour conapraidre tout le reste. Si jamais vous prenez la peine de parcourir ce