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precotor à recoooattce qu'il auirait du être remaQié, Bon pomt (iuant au foadt car on ne peut toucher à d^ eharteSi» mais quant à. la forifte. L'ordonnance n'eQ est point parfaite « de bien s'en faut. J'aurais pu mieux disposer mes documents, les présenter ai?!ec plus de laétbode^ en ua mot. Les coordonner d'une façon plus régulière. Je me serais épargné des redites et j'aurais évité des renvois qui fatigueront le lecteur. Mais j'ai deux bonnes excuses derrière lesquelles je puis me réfugier. D'abord, je me suis mis. tardivement au travail, parce que je ne pouvais mt'y livrer qu'à Marseille, et qu'il me fallait le faire marcher de front avec d'autres occupations professionnelles encore plus importantes. Ensuite, quand, après un labeur incessant de plusieurs années, j'ai voulu utiliser mes matériaux, il s'est trouvé qu'il était trop tard. Au moment où j'écris, je touche à Textrême limite de la vieillesse, j'ai encore un volume à faire paraître, peut-être deux, et si je veux en venir à bout, je dois me hâter. Je ne puis donc révi^r celui-ci. Pourtant, j'ai quelque droit de dire que je n'ai pas gaspillé mon temps. C'eût été une imprévoyance sans pareille. En me mettant à l'œuvre, je savais que si, à mon âge, il peut y avoir un lendemain, il n'y a pas d'avenir.
Primitivement, mon projet était de donner, sans interruption, l'histoire de la commune provençale ; des difficultés d'exécution m'en ont empêché. Sous j^ rapport, le chapitre qui suivra complétera mon
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travail. Mais, à raison de l'importance du sujet et de la manière dont il est traité, j'ai dû en renvoyer la suite, sous peine de publier un volume de huit ou neuf cents pages, ce qui, en considérant le fond aussi bien que la forme de l'œuvre, n'eût guère été dans les usages de la librairie. Il a fallu me conformer à leurs exigences, quoique mon intention ne soit pas de multiplier les volumes. On en saura bientôt la cause. Au reste, l'ouvrage est presque terminé. La suite en paraîtra en temps opportun. Gela dépendra principalement de l'accueil que recevra le premier volume. S'agissant de tout autre, je dirais que, s'il est bien de s'occuper d'histoire, il ne faut pourtant pas s'y ruiner.
Encore un mot et j'ai fini. Je tiens à prévenir ceux qui me feront l'honneur de me lire, qu'en m'éditant moi-même, je ne spécule pas et ne fais pas une opération mercantile. S'adressant à un nombre restreint de lecteurs, cet ouvrage a été tiré à trois cents exemplaires, dont deux cent cinquante seront livrés au public. Or, pour peu qu'on soit versé dans la librairie, on sait ce que coûte et ce que rend un volume publié dans ces conditions. En supposant que celui-ci soit favorablement accueilli, ce dont il est permis de douter, peut-être serai-je indemnisé de mes avances. Dans le cas contraire, j'aurai travaillé pour l'honneur. Ce sera, je le crains bien, mon seul dédommagement.