‹ Histoire de la viguerie de Forcalquier (volume 2)Chapitre 8 sur 49 · Elle reçut un nom nouveau, tiré du latin · texte numérisé non relu

Elle reçut un nom nouveau, tiré du latin

12. L'institution se répandit par toute la Provence. Incertitude sur

le rôle qu'elle joua dans les communes tenues en fief.

13. L'office de viguier dégénéra entre les mains des seigneurs. Il dis-

parut vers la fin du XV* siècle.

14. Mais il se maintint longtemps encore dans les villes libres , c'est-

à-dire, celles qui ne relevaient que du comte de Provence. Histoire de cette institution, en ce qui touche la ville de Forcalquier. Utilité de cette histoire pour les autres villes de la même contrée.

15. Commencement du vigueyrat. En France, Toffice, résultant de

la délégation du seigneur, ne s'appliqua qu'aux petites localités. En Provence , il se généralisa.

16. Ck)mpétence des viguiers seigneuriaux. Elle était restreinte aux

affaires peu importantes.

17. Ckimpétence des viguiers royaux. En Provence , ils connaissaient

de toutes les aff'aires , tant civiles que criminelles. Cependant , cette amplitude de juridiction ne leur était pas absolument particulière ; mais le fait contraire constituait une exception.

18. Les pouvoirs du viguier étaient , è la fois , administratifs et judi-

ciaires. Nature de ces pouvoirs.

19. La charge pouvait être inféodée, c'est-à-dire, tenue en fief.

20. Exemple d'une femme possédant et gérant l'office de viguier.

21. Cet office pouvait être exercé par des ecclésiastiques, à condition

de rapporter l'autorisation du diocésain. Mais, en Provence, cette fiiculté fut retirée au clergé par un statut du roi Robert , en date du 25 mai 1310. Cette prohibition n'y fut pas toujours respectée. Elle s'appliquait également aux baillis.

22. La charge était connue sous le nom de vicaria. On entendait par

ce mot, soit l'office lui-même, soit la ciroonscription territoriale dans laquelle il s'exerçait , soit les épices du viguier.

23. Originairement , l'office de viguier était séparé de celui de juge.

U en était ainsi , à Forcalquier, dans le Xm* siècle.

24. Plus tard , les deux offices furent réunis sur la même personne.

On pratiqua de même dans les bailliages d'Apt, de Baijol , de Moustier, et dans la viguerie de Casiellane. Mais ce fUt une exception. Dans toutes les autres vigueries et bailliages, ces offices furent régis par des fonctionnaires différents.

25. La confusion des pouvoirs administratif et judiciaire n'avait pas .

alors, les mêmes inconvénients qu'elle aurait de nos jours. Raison de cette proposition.

Page 1