Vaultier de Senlis, Edit, préc., p
3. Lettre de Hernantello Portocarrero citée à la page précédente.
4. Lettres missives^ T. IV, p. 816. Lettre du 29 juillet 1597.
LE SIÈGE PAR HENRI IV
l’un de l’autre, animés de ma présence ou du désir de recouvrer ce vol laid à leur patrie par le plus grand ennerriy dicelle, leipiel, de son costé, lait toutes sortes d’elïbrts pour conserver sa proie,.... en (pioy j’ay esté si bien servy sous la conduite de mon cousin le rnaresclial de Jiiron en mon absence, que les larrons et occupeurs d’icelle (ville) n’ont peu enlever leur butin, ny ipiasy en profiter. Maintenant qu’ils nous voient heurter à bon escient à leurs portes et à la veille d’estre maistres de leur contr’escarpe, le cardinal assemble ses forces de toutes parts pour me venir combattre ou me contraindre de me retirer. »
Les Français travaillent sans relâche L Le Roi et le maréchal ne quittent pas la tranchée. Aussi grand général que grand prince, Henri IV a l’œil à tout, il anime tout. Cette franchise, qu’il tient de la nature et qui s’est développée’ par l’habitude où il est de vivre au milieu des camps, cette aimable simplicité de mœurs et de langage qui le caractérise, et sous le voile de laquelle il semble recéler l’éclat de la grandeur, le font adorer des soldats et leur inspire la plus vive émulation de se distinguer sous ses yeux et de seconder la noble ardeur du héros
L’ennemi palissade solidement les abords du chemin couvert et rend la contrescarpe inabordable. Quand donc les Français s’apprêtent à la franchir, le F'’ août, de nouveaux obstacles se dressent et les plus vaillants succombent. « J'y vais, je n’en reviendrai pas, » répond à Sa Majesté le sire de la Vallée envoyé en reconnaissance sous le feu des
1. Lettres missives, T. IV, p. 810. Lettre à M. de Rosny, du 13 juillet. « Il faut aussy que vous me faciès envoyer quatre ou cinq mil escuz pour continuer nos dictes tranchées, auxquelles il fauldra employer jusqu'à dix mil escuz, oultre les dix mil escuz qui furent baillez à Erard lorsqu'il alla à Paris. Mais aussy j'espère qu’avec cela nous irons jusques dans les fosséz d’Amiens dont nous approchons tous les jours. »