‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 119 sur 294 · ArxNAuld d’Andilly. Loc. cit., p · texte numérisé non relu

ArxNAuld d’Andilly. Loc. cit., p

LE DUC DE LONGUEVILLE, LE MARÉCHAL d’ANCRE.

en six heures. Monsieur le premier entendait la messe à la cathédrale, à l’issue d’une procession que le duc avait fort dévotement suivie. On lui fait savoir que Longueval mande sur le champ les membres de l’échevinage pour une affaire urgente. Tous se rendent en hâte à la citadelle où plusieurs otïiciers du Roi les avaient précédés, et ils sont à peine arrivés que Nérestang donne lecture des lettres de Louis XIII, et ajoute :

« Il faut suivre le commandement du Roi, arrêter le duc et tout au moins répondre de sa personne pendant vingtquatre heures, jusqu’à ce que Sa Majesté soit informée de la présence du prince à Amiens. Il faut fermer les portes de la ville, garder les issues du logis des Trois-Cailloux, surtout empêcher la population de se soulever. J’ai les moyens de faire respecter la volonté du Roi. Mes gens d’armes sont prêts L »

Le langage impérieux de Nérestang ne trouve point d’écho parmi les assistants, qui tous sont d’avis de prier simplement le duc de se conformer aux instructions royales. Gela n’exclurait pas certaines mesures d’ordre, par exemple l’occupation en armes de la place de l’hôtel de ville et des différents quartiers

Pendant que ses ennemis recherchent les moyens de l’expulser, Longueville, informé de la trame ourdie contre lui, se saisit de l’une des portes, résolu « à bien cher vendre

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