LES LETTRES KT LES ARTS AU XVII® SIÈCLE
peintres ne tolérait jias qu’un marchand ambulant exposât des tableaux en vente *, au risque de lui faire une redoutable concurrence, elle s’ouvrait libéralement aux étrangers venus à Amiens dans l’intention de s’y fixer. La communauté avait admis Quentin Varin; elle admit de meme l’anversois Guillaume Ilerregosse ^ dont les œuvres étaient très remarquées à la cathédrale et dans l’église des Cordeliers. L'entrée de saint Firmin, qui décorait la chapelle de l’hôtel de ville, était de cet artiste ^
L’usage de prodiguer les statues dans la décoration des portails ou des autels, ainsi que le luxe usité dans les sépultures, eurent pour conséquence de développer le goût de la statuaire. Jean Forget, Mathieu de la Vacquerie, Noël et Jean de Fransures, Pierre Lenoir exerçaient la profession d’entailleur d’images ^ à la fin du xvi® siècle. La Vacquerie abordait le grand art^
1. Arch. mun. Délib. BB 61, p. 130. 16 novembre 1623. u Sur la
requeste présente'e par les maistres peintres de ceste ville, affin que deffences fussent faictes à un marchant estranger, quy est à présent en icelle, et à touttes aultres personnes d’exposer aucuns tableaux ni peintures en vente »
2. Guillaume Herregosse ou Hergosse, né au mois de juin 1640 (?) à Anvers, marié à Amiens, le 9 mai 1666, avec Louise Dupontreué, mort le 26 janvier 1711. R. Guerlin. Notice sur le peintre Hergosse, dans le Compte rendu de la section des Beaux-Arts. T. XXXVIII.